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Brèves
07/10/2008

Perben à la tête de la commission sur la réforme des collectivités

La mise en place d'une commission de parlementaires UMP et centristes sur la réforme des collectivités territoriales a été confirmée la semaine dernière par Jean-François Copé qui a également annoncé la nomination de Dominique Perben (UMP) à la tête de cette mission.

IM
07/10/2008

Le nouveau duo chez Dexia

Le nouveau duo chez Dexia
En remplacement de Pierre Richard au conseil d'administration, l'ancien premier ministre belge, Jean-Luc Dehaene. Du côté exécutif, le français Pierre Mariani a été choisi pour succéder à Axel Miller. Il était directeur de cabinet de l'actuel président de la République lorsque ce dernier était ministre du Budget dans les années 1990.


IM
03/10/2008

Microsoft créé un centre technologique à Paris, Londres et Munich

Microsoft créé un centre technologique à Paris, Londres et Munich
Steve Ballmer a annoncé jeudi dernier à Paris la création d'un centre technologique européen, dédié à la recherche sur internet en banlieue parisienne, à Londres et à Munich, qui comptera «plusieurs centaines» de salariés.

Isabelle Marx
03/10/2008

Consultation publique sur le très haut débit

Le gouvernement vient de lancer une grande consultation publique sur le déploiement des réseaux à très haut débit en fibre optique (FTTH principalement) avec une deadline un peu serrée : la consultation est ouverte jusqu’au 15 octobre avec pour objectif, des décrets publiés avant la fin de l’année 2008.

IM
03/10/2008

Hausse des prix sur les passeports

Le projet de budget 2009 prévoit une hausse des tarifs des passeports de 29 euros ( de 60 à 89 € ) pour les adultes et de 15 euros ( de 30 à 45 € ) pour les 15-18 ans

Isabelle Marx
02/10/2008

Revalorisation de la prime de Noël pour les plus démunis

Le président de la République s’est engagé le 1er octobre devant le Conseil des ministres à respecter, malgré le contexte de crise économique, ses engagements en faveur des plus démunis, en confirmant notamment le versement dès la fin novembre d’une prime de Noël majorée pour tenir compte de l’inflation.


IM

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Editorial

« Les poches vides mais la tête pleine du Père Noël »

Ouf ! Le Président a parlé. Il est largement revenu sur les délits criminels commis en banlieue, dans le Val d’Oise, vous savez, ces zones de non-droit que pudiquement l’opposition y compris républicaine appelle les « quartiers » alors que ceux-ci devraient être des « mitards ». Mais le chef de l’Etat est aussi allé plus loin. Beaucoup plus loin.



« Les poches vides mais la tête pleine du Père Noël »

Pugnace, volontariste, l’hôte de l’Elysée a donc choisi le 29 novembre pour faire son apparition télévisée avec comme « contradicteurs » Arlette Chabot, toujours égale à elle-même et un PPDA au regard amusé, comme si tout était mis en scène …

Or, cette apparition était spontanée, franche, courtoise et transparente. Même si Nicolas Sarkozy a nuancé les propos tenus par son Premier ministre sur l’Etat de nos finances, une « situation de faillite » évoquée par François Fillon, il n’est pas venu, les poches pleines, distribuer bons points et cadeaux à nos compatriotes.

Conscient des attentes – d’ailleurs impatientes – en termes de pouvoir d’achat d’une majorité des françaises et des français, les portes se sont ouvertes sur des pistes qui dépassent largement le slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus ». Même si la réhabilitation du travail et de l’effort reste un thème présidentiel central.

Accords d’entreprises pour « contourner » la loi sur les 35 heures, monétisation des « stocks » de RTT, paiement des heures supplémentaires au tarif normal dans la fonction publique, notamment hospitalière, défiscalisation des primes d’intéressement pour les PME et les TPE, … tous les leviers d’un relèvement rapide de la dernière ligne du bulletin de paie ont sans doute été abordés.

Parallèlement, le chef de l’Etat a confirmé son engagement à réformer, tout ce qui doit l’être, simultanément, sans attendre, sans hiérarchiser ni prioritiser quoi que ce soit, le tout si possible dans un climat de confiance et de concertation, évoquant au passage la question de la représentativité, en particulier des syndicats, point qui n’a pas été revu depuis … 1966 !

Alors, effectivement, le Président n’est pas le Père Noël ! En revanche, il se bat, sans relâche, sur tous les fronts. Il va chercher la croissance là où elle se trouve. Il défend les intérêts des industriels de notre pays et des emplois qui en dépendent directement. Il trace les grandes lignes de son action présente et future, convaincu qu’il a été élu pour « secouer le cocotier », même si cela doit faire un peu mal aux entournures, même si cela doit déranger, même si cela doit rompre des habitudes presque séculaires d’inaction au profit d’une observation abondamment commentée par ses prédécesseurs de tous horizons.

A terme de ses 45 minutes d’interview depuis l’Elysée, l’on peut dire qu’il a été plutôt convaincant et – ô surprise – l’opposition s’est empressée de démolir ses propositions, les syndicats se sont engouffrés dans les brèches même les plus étroites laissées sur le plan social, la presse, écrite comme audiovisuelle, n’en a tiré que des enseignements presque spécieux qui révèlent que les politologues et commentateurs ont étayé leurs éditoriaux et tribunes sur le seul fondement des quelques minutes passées à l’écouter.
Une fois de plus, les médias jouent un rôle étrangement négatif, destructeur, nihiliste pour certains d’entre eux, comme si seule la fatalité et l’adversité étaient des thèmes porteurs et vendeurs.

Un point, un seul, mais ô combien essentiel et déterminant n’a pas été évoqué en profondeur et en détail : la vie chère, qui a un impact direct et forcément négatif sur le pouvoir d’achat. Il eût été courageux et honnête que de reconnaître la corrélation parfaite entre le passage à l’euro et la dégradation de notre pouvoir d’achat. Difficile exercice cependant pour celui qui vient de faire avaler aux autres – tous les autres ! – son Traité simplifié. Il aurait été judicieux d’aborder, sur les plans technique et économétrique, l’impact des matières premières chères, les effets du yuan et du dollar qui jouent un drôle de jeu par rapport à un euro trop fort, les vérités que chacun attend sur les bénéfices nés de la mondialisation de même que les pertes qu’engendre celle-ci en termes d’emplois et donc de coûts sociaux et de solidarité. Il eût été fin et subtil de mettre en perspective, puisque soufflait un vent libéral plutôt fort, une baisse calculée en valeur et dans le temps des prélèvements obligatoires et sociaux, pour que baissent les coûts directs et qu’augmentent la compétitivité de nos entreprises comme le volume du bas de laine des ménages. Une marche, une seule, mais d’importance, a été manquée lors de cette prestation télévisée …

Jeudi 06 Décembre 2007
BM

cocotier.jpg cocotier.jpg  (2.53 MB)



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