Des téléphones portables pour des femmes victimes de violences

Par Bernard M.
Publié le 26 novembre 2009 à 10:33

Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, a signé ce matin une convention pour l’expérimentation en Seine-Saint-Denis d’un nouveau système de protection pour les femmes victimes de violences et en très grand danger : des téléphones portables reliés directement à une centrale d’urgence fonctionnant 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Mis en place pour la première fois en France, ce dispositif cofinancé par la Région et le Département de Seine-Saint-Denis a été présenté en ouverture de la 5e rencontre « Femmes du monde en Seine-Saint-Denis », à la Bourse du Travail de Bobigny. Jean-Paul Huchon, Michèle Alliot-Marie, Ministre d’Etat, garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Claude Bartolone, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, ainsi que les représentants de France Télécom Orange, de Mondial Assistance et de l’Association SOS victimes 93, ont signé une convention de partenariat pour cette expérimentation.

Les téléphones seront attribués sur décision du parquet de Bobigny pour une durée de six mois renouvelable à des femmes victimes de violences conjugales (commises par un conjoint ou compagnon ou ex-conjoint ou ex-compagnon) et qui ont porté plainte. Le portable sera relié directement à une centrale d’urgence (Mondial assistance), dont le numéro est pré-enregistré sur l’appareil. Il suffira à la victime d’actionner un bouton pour être mise en relation avec la centrale d’urgence et dialoguer avec des conseillers spécialement formés qui pourront évaluer la situation et déclencher au besoin une intervention immédiate des forces de police.

Une première série de 20 appareils sera distribuée d’ici la fin de l’année. A partir de janvier 2010, 50 appareils supplémentaires, équipés d’un dispositif de géolocalisation, seront disponibles. Les téléphones pourront être attribués soit en urgence, soit en raison d’un événement particulier (sortie de prison du conjoint ou de l’ex-conjoint, décision judiciaire…)

Le coût total de l’expérimentation pour 2009 s’élève à 12.600 euros. La Région Ile-de-France apporte 10.600 euros et le Conseil général 2.000 euros. L’expérimentation durera deux ans, avant une éventuelle généralisation à l’ensemble du territoire français.