Le petit commerce profitera de la loi de modernisation de l’économie
Publié le 09 juin 2008 à 10:46
Le Premier ministre s’est déplacé à Nancy, accompagné de Luc Chatel et d’Hervé Novelli, pour une visite axée sur les mesures de la loi de modernisation de l’économie en faveur du commerce
"La concurrence n’est pas le règne du plus fort, c’est la possibilité permanente d’une remise en question des situations acquises", a plaidé le Premier ministre devant élus et commerçants. La visite avait pour thème le projet de loi de modernisation de l’économie.
Si les prix sont parfois "20 % plus élevés que dans les autres pays européens", c’est parce que "plus de 85 % des zones de chalandise sont considérées comme non concurrentielles", a-t-il poursuivi. Le texte vise notamment à faciliter l’implantation des grandes surfaces et à rendre les prix plus négociables entre producteurs et distributeurs afin d’enclencher une baisse des prix.
Des mesures favorables aux PME et au petit commerce
Le Premier ministre a aussi tenu à rassurer les petits commerçants et patrons de magasins de centre-ville.
La loi de modernisation de l’économie leur sera très favorable sur plusieurs points :
- Le projet de loi, dont la discussion reprend lundi à l’Assemblée, atténue, pour le patron, l’effet financier du passage des seuils de 10 et 20 salariés.
- Les petites entreprises devraient aussi bénéficier de la réduction à 60 jours des délais de paiement, d’un dispositif modérant la hausse des baux commerciaux, ou encore d’une transmission facilitée.
- Pour mieux préserver le tissu d’entreprises de proximité, le Fonds de soutien au petit commerce et à l’artisanat (Fisac) verra ses moyens renforcés et son champ d’intervention élargi et recentré sur les commerçants et artisans des centres-bourg et des centres-ville.
Développer le commerce de proximité
Le Premier ministre a aussi annoncé le lancement d’"appels à projets thématiques" pour développer le commerce de proximité. "Il s’agira de susciter et d’appuyer partout en France des projets innovants avec les élus et les commerçants de proximité", a expliqué François Fillon, pour qui "l’innovation n’est pas réservée aux start-ups".
Ce plan, qui doit "compléter les mesures transversales" de la LME, pourrait être financé par le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (Fisac).
"Il n’y a pas d’antinomie entre le développement de la concurrence et le développement du petit commerce" pourvu que celui-ci s’organise, a expliqué François Fillon en traversant le marché couvert de Nancy, ville pionnière des opérations de revitalisation commerciale des centre-villes.