Tendances 2010 des dépenses logicielles en France et en Europe
Publié le 23 février 2010 à 08:18
Une récente étude Forrester publiée lundi nous révèle qu’en 2010, plus de la moitié des budgets IT seront dédiés aux opérations courantes et à la maintenance d’applications existantes.
Une récente étude Forrester publiée lundi nous révèle qu’en 2010, plus de la moitié des budgets IT seront dédiés aux opérations courantes et à la maintenance d’applications existantes. Les grands perdants sont donc les projets nouveaux et/ou innovants car les consignes budgétaires limitent drastiquement l’adoption de nouvelles solutions logicielles.
Cette étude, fondée sur un sondage de plus de 2 200 cadres et décideurs IT, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Canada et aux Etats-Unis, vient nous rappeler également la morosité du contexte économique, une morosité qui a, bien entendu, constitué un frein y compris même pour les mises à jour des applications logicielles même s’il est prévu, ici ou là, de rectifier le tir cette année.
En France se dégage une particularité ou une tendance : les priorités budgétaires varieraient en effet selon la taille des entreprises, administrations ou collectivités : les structures de grande taille consacreront ainsi 56% de leurs dépenses logicielles pour les opérations courantes et la maintenance d’applications existantes, un écart important avec les structures moyennes où se niveau reste limité à 38%. Ces dernières, au surplus, prévoient de dédier 31% de leurs dépenses à l’acquisition de nouvelles licences logicielles et un volume identique, soit encore 31%, au développement de nouvelles solutions logicielles en interne.
En fait, nous explique Holger Kisker, Senior Analyst chez Forrester : « malgré tout le battage publicitaire autour des nouvelles technologies entrées sur le marché ces dernières années, les dépenses sont en majorité des IT consacrées aux technologies existantes » ce qui le conduit logiquement à conclure que « tant que la réduction des coûts et la recherche de l’efficacité resteront une priorité, constructeurs et éditeurs de logiciels devront continuer de justifier et de l’utilité de leurs solutions et de leur adéquation avec les besoins réels de leur clientèle ».
Parallèlement, Stefan Ried, Senior Analyst chez Forrester souligne le rôle que pourrait occuper le « Cloud computing » assez vite car « de nombreux fournisseurs positionnent largement leurs services Cloud à destination des petites et moyennes structures, espérant que celles-ci prendront le train en marche, ne serait-ce qu’en raison de budgets IT moins importants que celui des grands comptes ». Selon M. Ried, les petites et moyennes structures seraient déjà en attente d’une offre Cloud réellement adaptée à leurs besoins, justifiant cet argument par le passage bien plus rapides des grands comptes à des services en mode Cloud ».