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Brèves
19/11/2008

Justice : la motion qui dérange

Plus de 500 magistrats français ont signé une motion réclamant à la ministre de la Justice, Rachida Dati, des "excuses publiques pour l'affaire de Metz", liée au suicide d'un mineur en prison, selon Le Figaro de ce mercredi. Motion envoyée par mail au ministère.


IM
19/11/2008

Le Conseil national du PS repoussé au samedi 29 novembre

Le Conseil national du PS, qui devait avoir lieu samedi 22 novembre, après le vote des militants pour la désignation du premier secrétaire, est repoussé d'une semaine au samedi 29 novembre, a annoncé mardi le PS.

IM
13/11/2008

Deux départements testeront les jardins d’enfants

Deux départements testeront les jardins d’enfants
Les deux départements du Rhône et de la Mayenne sont les deux départements pilotes qui expérimenteront à partir de la rentrée de septembre 2009, les jardins d’enfants, selon Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille.
Ces jardins d'enfants seraient installés dans des locaux scolaires inoccupés et financés par les communes, les départements et les Caisses d'allocations familiales avec une contrinution des familles.

Blandine Klaas
13/11/2008

12 millions de cobayes !

12 millions de cobayes !
Voilà en effet le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales dans l'Union européenne chaque année. Or, afin de limiter ces pratiques, la Commission européenne a présenté mercredi 5 novembre une proposition visant à renforcer la législation en vigueur. Le recours aux grands singes serait notamment interdit, sauf en cas d'apparition d'une maladie très grave chez l'homme.

BM
13/11/2008

Obama va innover avec internet comme Roosevelt le fit avec la radio

Obama va innover avec internet comme Roosevelt le fit avec la radio
L'usage extensif d'internet, manié avec brio par Barack Obama pendant sa campagne, promet de révolutionner la communication entre le président et les Américains ; c’est là un clin d’œil à Franklin Roosevelt qui naguère le fit avec la radio. Tel est, en tous vas, le sentiment de Simon Rosenberg, président du centre de réflexion New Democrat Network et ancien de la campagne de Bill Clinton en 1992.

BM
13/11/2008

SMS frauduleux: le 33700 cartonne avec 10.000 signalements en moins de 3 semaines

SMS frauduleux: le 33700 cartonne avec 10.000 signalements en moins de 3 semaines
Le numéro d'alerte contre les SMS indésirables, le 33700, aurait déjà reçu plus de 10.000 signalements, près de trois semaines après sa mise en place par le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel et la Fédération française des télécoms (FFT).

BM

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Editorial

Vers un troisième tour social ?

La presse s’est globalement acharnée contre le pouvoir en place pour commenter les résultats des élections municipales et cantonales, lisant ici un « coup de barre à gauche », là une forte « sanction » pour le chef de l’Etat.



Vers un troisième tour social ?

Or, avec il est vrai 49% de voix de gauche pour 47,5% de voix de droite, le parti socialiste, associé au parti communiste et au nouveau mouvement révolutionnaire de M. Besancenot, peuvent en effet revendiquer une majorité locale et territoriale pour leur famille politique, une majorité relative, schéma que l’on a connu par le passé et en agrégeant des courants de pensée très hétérogènes. Peu importe finalement la litote dans ces commentaires que l’on peut – on non – apprécier : le résultat est là et la majorité des 401 villes de plus de 20.000 habitants sera gérée par la gauche de même que les régions sont presque unanimement gérées également par l’opposition qui, en outre, depuis dimanche soir, a la responsabilité de 60 départements sur 101.

La question n’est pas finalement de savoir si le pays, un an après une élection présidentielle qui a passionné et fortement mobilisé a basculé. Non, assurément, la question est toute autre. Elle est à la fois conjoncturelle et comportementale.

Elle est effectivement conjoncturelle car la hausse du prix du pétrole, la chute des bourses, l’inflation galopante que l’on tardera inévitablement à combler sont autant de mauvaises nouvelles, au plan international, qui viennent largement obérer les ambitions du Président et surtout les chances de succès du gouvernement, même si, nous dit-on, la zone euro devrait moins souffrir que d’autres d’un repli prononcé du dollar et de sa zone d’influence économique et industrielle.

Elle est en outre comportementale car nos compatriotes, d’où qu’ils soient et quelque soit leur sensibilité et/ou leurs convictions, constatent avec dépit un syndrome de surdité chez leurs élus nationaux qui, droits dans leurs bottes, interprètent le message envoyé dimanche dernier comme une volonté d’aller encore plus vite, encore plus fort, encore plus loin dans les réformes telles qu’elles furent annoncées par Nicolas Sarkozy avant son élection à l’Elysée.

« Je ne mentirai pas et ne vous trahirai pas » s’est-il sans relâche attaché à répéter lorsqu’il était en situation de solliciter la confiance des électrices et des électeurs l’an passé. Hors, parmi ses engagements figuraient des signes clairs de moralisation de la vie politique comme par exemple sur les nominations. Or, après un feuilleton de série B pour l’investiture à la mairie de Neuilly, le couard Martinon désavoué sur le terrain comme dans son propre camp va sans doute hériter d’un placard on ne peut plus doré outre-Atlantique comme plénipotentiaire dans un domaine qu’il ne connait nullement mais dans lequel il excellera sans doute à ne rien faire. Idem pour Georges-Marc Benamou qui va quitter l'Elysée pour … la Villa Médicis, excusez du peu ! Hériter de la direction de l'académie de France à Rome n’est pas franchement un purgatoire et l’un et l’autre eurent pu regagner leurs pénates d’origine ou se voir être affectés dans une lointaine sous-préfecture au sein de laquelle le contact avec le terrain eût pu leur ouvrir les yeux …

Sanctionné par les électeurs, le chef de l’Etat n’est pas le seul à faire l’objet de critiques acerbes de la part du peuple de France : avec 63% de mauvaises opinions (en hausse de 5 points) contre 34% de bonnes (en baisse de 2 points), le mécontentement sur la politique économique du gouvernement s’accroît encore un peu plus ce mois-ci ; aujourd’hui, seuls un tiers des Français (34%) juge « bonne » la politique économique du gouvernement contre un peu moins des deux tiers qui la jugent « mauvaise » (63%). Avec 2 points de moins en bonnes opinions et surtout 5 points de plus en mauvaises, le niveau de répartition actuelle des opinions est le strict inverse de ce qu’il était lors de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en mai 2007 (62% de bonnes opinions et 30% de mauvaises). Et pourtant le Premier ministre est et reste populaire. C’est donc ailleurs qu’il faut chercher l’erreur …

De plus, les anticipations sur les événements économiques à venir, pour 2008, sont extrêmement pessimistes; l’idée du plan de rigueur à venir, avancée par la gauche, réfutée par la droite, était pourtant, selon un sondage fait à la veille du second tour, bien présente dans les esprits des électeurs avant le vote.

Désormais, la France est coupée – nettement – en deux : il y a, d’une part, une minorité essentiellement composée de retraités qui juge que c’est une demande d’accélération du rythme, tandis qu’une majorité, très nette, auprès des actifs et des salariés, qui pense en revanche qu’il faut changer de cap et faire « plus de social » et de « défense des services publics ».

La roue tourne. Et dans le mauvais sens. Sous les foudres des politologues d’abord, des médias ensuite, des citoyennes et des citoyens enfin, l’exécutif est plus fragilisé que jamais. Seul un retour à la confiance et à la cohésion nationale pourra inverser une telle spirale destructrice. Mais il faudra, pour cela, ôter strass et paillettes, notamment à une politique d’ouverture, sans doute de prime abord séduisante mais qui dans les faits n’a apporté aucune valeur ajoutée si ce n’est celle venant confirmer que toute forme de cohabitation finalement, était à proscrire …

Bernard Marx

Jeudi 20 Mars 2008
BM

Rapport_Baro_BFM___Les_Echos___TPH.pdf Rapport Baro BFM - Les Echos - TPH.pdf  (152.51 KB)



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