Woerth rattrapé par les affaires : une mise à mort programmée avant le débat sur les retraites
Publié le 02 septembre 2010 à 15:36
Dans leurs éditions de mercredi, Le Canard enchaîné et L'Express ont affirmé que la police avait saisi mi-août une lettre datée de mars 2007 dans laquelle l'ex-ministre du Budget et ex-trésorier de l'UMP demande à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, d'appuyer la demande de décoration de Patrice de Maistre. Ce dernier fait vient contredire les propos tenus par M. Woerth qui vit son lynchage politique et médiatique avec courage et ce en bénéficiant toujours du soutien du président et de son Premier ministre.
M. Woerth a répété à la presse en marge du Campus des jeunes de l'UMP réuni à Port-Marly (Yvelines) : « Je n'ai pas menti à la police, je n'ai pas menti aux Français (..) Franchement, dans la Ve République, je suis probablement celui qui a été le plus sali, le plus visé, le plus ciblé, le plus démoli ». Le Premier ministre, François Fillon, s'est par ailleurs dit "très confiant" sur les conséquences de l'affaire sur son ministre. Mais en privé, des ministres et élus de la majorité jugent que M. Woerth n'est plus en mesure de défendre la réforme des retraites.