14,8 milliards d'euros
Publié le 14 décembre 2005 à 13:05
La vente des autoroutes françaises rapportent 14,8 milliards d'euros après que l'Etat français ait conclu mercredi 14 décembre la privatisation des sociétés d'autoroutes, vendant les ASF au français Vinci, la Sanef à l'espagnol Abertis et APRR au tandem franco-australien Eiffage-Macquarie, pour ce coquet montant dépassant toutes les prévisions
En effet, tout au long du processus, relancé en juin dernier, l'Etat avait indiqué qu'il comptait retirer 12 à 14 milliards d'euros de la cession de ses parts dans les sociétés concessionnaires d'autoroutes.
Sans surprise, le premier concessionnaire français, Autoroutes du Sud de la France (ASF), a été vendu au groupe français Vinci, seul candidat. Le groupe n’avait d’ailleurs jamais caché ses ambitions et convoitait cette opportunité de longue date.
Ainsi, Vinci s'est engagé à payer 51 euros par action (sous réserve de l'attribution d'un tronçon de l'autoroute A89) soit un montant de près de 6 milliards d'euros pour le rachat des 50,37% d'ASF détenus par l'Etat.
C'est finalement le tandem constitué du français Eiffage et du fonds australien Macquarie qui a remporté les Autoroutes-Paris-Rhin-Rhône (APRR). Il s’agissait là de la société la plus disputée : le deuxième réseau autoroutier français suscitait bien des appétits est s’est fort logiquement vendu pour 61 euros par action soit 4,84 milliards pour l'Etat.
Les marchés ont applaudi: les repreneurs français ont vu leurs titres s'envoler à la Bourse de Paris: vers 12h00, Eiffage gagnait 4,70% à 80,15 euros et Vinci 4,14% à 71,75 euros.
Bercy a expliqué que son choix, outre le prix, prenait aussi en compte le "respect des contrats de concession", "la qualité du service public", "le développement de l'outil industriel et de l'emploi" et "la préservation de l'exercice des missions de service public en matière de sécurité et de sûreté".
Selon donc les sources officielles, "les acquéreurs se sont engagés à accepter les modifications des cahiers des charges des concessions demandées par l'Etat pour renforcer le service public, notamment dans leurs dispositions visant à pérenniser l'obligation de mettre en concurrence les marchés de travaux et de fournitures de services".