225 minutes par mois et par abonné !
Publié le 09 novembre 2005 à 11:21
Les Français sont parmi les plus grands consommateurs de téléphonie mobile en Europe avec 225 minutes par mois et par abonné
Les prix des communications baissent, mais la facture pour le consommateur ne cesse de s'alourdir.
C'est que les opérateurs en proposent de plus en plus : à côté de la voix, des SMS et des MMS (message avec photo), l'abonné peut télécharger des sonneries musicales, et maintenant grâce à la 3G, des jeux vidéo, de la vidéo, de la musique...
Et les Français en redemandent. Leur consommation n'a cessé de croître depuis 2000. Avec une moyenne de 225 minutes de communications mobiles mensuelle par abonné, elle reste supérieure à la consommation constatée dans les autres pays européens.
L'arrivée des nouveaux services de troisième génération, dits UMTS, devrait continuer d'alourdir la facture. A commencer par les terminaux.
Et au prix du téléphone, il faut ajouter le forfait mensuel que l'usage de la visiophonie et de la télévision risque en outre de faire grimper.
Les familles sont en première ligne, alors que les ados, mordus du portable et grand consommateurs de SMS, sont les premiers visés par l'arrivée de la musique sur le téléphone.
Au premier trimestre 2005, la facture moyenne des clients au téléphone mobile se montait à 28,8 euros hors taxes, selon un chiffre de l'autorité de régulation des télécoms, l'Arcep.
Orange, SFR et Bouygues Telecom, dont la clientèle n'est pas extensible à l'infini, ne cachent pas qu'ils veulent voir leurs clients dépenser davantage pour accroître leurs revenus.
Du côté des opérateurs, on fait valoir que la France pratique les tarifs parmi les plus bas d'Europe.
Selon une étude de Merrill Lynch, la minute de téléphone mobile coûtait fin 2004 moins de 15 centimes en France, alors qu'elle coûtait plus de 25 centimes en Allemagne et 20 centimes en Italie.
Et les opérateurs se refusent à jouer les boucs émissaires alors que, rappelle-t-on, les télécoms ne représentent que 2% des dépenses des ménages, loin derrière le logement et l'alimentation.