792 suppressions de postes : le plan social de Noos validé par le CE

Par Bernard M.
Publié le 27 octobre 2006 à 11:47

Un projet industriel du câblo-opérateur Noos conduisant à la suppression de 792 postes a été validé "à l'unanimité des élus" du Comité d'entreprise (CE) après "vingt heures de négociations" avec la direction, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Le Comité d'entreprise a validé, à l'unanimité des élus (CFTC, CFDT et CFE-CGC, ndlr), le projet industriel après vingt heures de négociations avec la direction qui ont conduit à sauver 40 emplois et à l'amélioration des mesures d'accompagnement de ce plan", a déclaré Jean Bertout, délégué syndical central FO jeudi.



La direction de Noos avait annoncé le 6 septembre un projet industriel conduisant à la suppression de 832 postes sur les 1.341 personnes employées par la société.



Selon lui, au total 23 sites de Noos sur 75 seront fermés, le plus touché étant le "call center" (centre d'appel) de Champs-sur-Marne, où sont prévues 309 suppressions de postes.



"Le siège social de Noos à Bercy disparaîtra le 31 décembre et sur 580 postes, 420 y seront supprimés, les salariés restant étant transférés à Champ-sur-marne", a indiqué M. Bertout.



Dans un communiqué, la direction indique qu'après "plusieurs semaines de dialogue (...), les négociations viennent de se conclure avec l'avis rendu par le Comité d'entreprise sur le projet de réorganisation de la société".



Le Comité d'entreprise de Noos avait été convoqué mercredi matin.



Sa réunion, qui a duré toute la nuit et s'est terminée jeudi vers 5h00 a été émaillée de suspensions, notamment pour négocier des améliorations des mesures d'accompagnement du plan, selon FO et la CGT.



Noos a fusionné en 2005 avec le câblo-opérateur UPC. En juin 2006, les groupes Altice et Cinven, propriétaires d'un autre câblo-opérateur, Numéricâble, ont racheté Noos mais des rumeurs insistantes font déjà état de négociations avec Free, Neuf Cegetel et Telecom Italia pour racheter le nouvel ensemble.