À Reims, des abeilles en ville pour la biodiversité

Par Bernard M.
Publié le 15 mars 2012 à 12:18

Savez-vous que pas moins de 35 % de nos ressources alimentaires dépendent des insectes, que 80 % ne dépendraient que des abeilles et que la ville devient aujourd’hui un véritable refuge pour les insectes butineurs ? En raison de la dégradation des milieux agricoles, les abeilles apprécient souvent la ville et sa plus grande diversité de plantes mellifères… Par ailleurs, elles sont également indispensables pour la pollinisation des fleurs. Pour préserver cette biodiversité, Reims Métropole cultive et développe les jachères fleuries depuis de nombreuses années et a inscrit un programme de biodiversité autour des abeilles à son agenda 2012.Au total 14 apiculteurs et 73 ruches sont présents sur Reims Métropole. Si les sites apicoles sont divers (le balcon de l’ESAD, le toît de Reims Management School, une réserve foncière rue du Bois d’Amour, une autre à Tinqueux...), les chiffres sont plutôt faibles au regard des 8000 ha de l’agglomération. Aussi la collectivité a-t-elle choisi de travailler au développement des sites apicoles sur l’agglomération sur plusieurs années… et ce, dès 2012. Une étude pollinique… et de nouveaux sites apicoles Trois sites seront équipés à partir du mois d’avril d’une vingtaine de ruches chacun dans le cadre d’une étude sur la ressource pollinique : le site de l’ancienne patinoire en hypercentre, le parc de la Ceriseraie et un espace proche de la station d’épuration. Objectifs ? Suivre pendant toute une saison la production de miel, analyser sa qualité et la diversité pollinique. Par ailleurs, outre cette étude, 5 nouveaux sites accueilleront dès cette année de nouvelles ruches, dans le cadre d’une action de développement des sites apicoles menée sur plusieurs années. Enfin, c’est aussi au quotidien, en gérant leurs espaces publics de manière toujours plus écologique, en protégeant les jachères fleuries, que les communes de Reims Métropole favorisent la présence abeilles. Pour qu’elles s’installent plus durablement en ville et contribuent ainsi à la biodiversité… ainsi qu’à la production d’un miel rémois de qualité !Face à l’abeilleL’abeille, il faut le savoir, s’intéresse peu aux hommes et elle n’attaque pas pour se nourrir. Par ailleurs, les ruches en ville sont souvent protégées : derrière de hauts murs, installées sur des balcons ou des toits, elles seront souvent invisibles pour le passants… et les abeilles s’envoleront à la verticale sans risque de vous croiser. Toutefois, en présence d’abeilles, mieux vaudra ne pas s’approcher et ne pas les déranger. Enfin, si vous vous savez allergique, demandez conseil à votre médecin.