Arche de Zoé : porte ouverte à une grâce présidentielle
Publié le 07 février 2008 à 08:52
"A partir du moment où la Constitution tchadienne me donne le droit d'élargir qui que ce soit, tchadien ou étranger, ce n'est pas impossible, si la France le demande bien sûr, que j'examine cette question", a dit le président tchadien à N'Djamena
Depuis la confirmation de la condamnation à huit ans de prison par le tribunal de Créteil le 28 janvier, il ne restait plus qu'une seule possibilité de libération pour les six Français, celle d'une grâce présidentielle tchadienne.
La convention judiciaire franco-tchadienne, qui a permis le transfèrement en France des six condamnés, prévoit dans son article 32 que "la grâce ou l'amnistie sont de la compétence de l'Etat dont relève la juridiction de condamnation".
Et ce matin sur Europe 1, le président tchadien Idriss Deby Ito affirmait qu'il était "prêt à pardonner" et à accorder rapidement la grâce aux six membres de l'Arche de Zoé, emprisonnés en France après avoir été condamnés au Tchad, si Paris lui en fait la demande.