Attali : Sarkozy adhère sous trois réserves

Par Bernard M.
Publié le 24 janvier 2008 à 10:30

Le chef de l'Etat a reçu le rapport de la commission Attali chargée de lever les freins à la croissance française

En revanche, Nicolas Sarkozy a fait connaître son désaccord sur trois points : la suppression du principe de précaution inscrit dans la Constitution, la suppression de l’échelon administratif départemental d’ici 10 ans et la déréglementation de la profession de pharmacien.



Dans son rapport, la commission Attali estimait que le principe de précaution, introduit dans la Constitution en 2004, « instaure un contexte préjudiciable à l’innovation et à la croissance ». « Le principe de précaution n’est pas un principe d’inaction », « et pas davantage un principe d’interdiction » a répliqué Nicolas Sarkozy. « Au contraire, c’est un principe d’action et d’expertise, pour garantir l’incertitude », a-t-il justifié.



Quant à la suppression des départements, « les Français sont attachés » à leur « légitimité historique », a opposé le chef de l’Etat.



L’objectif, a rappelé Jacques Attali, est de parvenir à faire « gagner à la France un point de croissance supplémentaire, au minimum, d’ici 2012 » et de « faire baisser son taux de chômage à 5%, c’est-à-dire le plein emploi ».