Bataille autour du mobilier urbain à Paris
Publié le 12 avril 2006 à 15:46
La bataille du mobilier urbain parisien est lancée à Paris et les candidats avaient jusqu'à lundi 10 avril pour se déclarer. Six dossiers ont été déposés.
Parmi eux, le tenant du contrat en cours, le français JC Decaux, en lice par le biais de sa filiale Somupi, dont il détient 66 % du capital aux côtés de Publicis.
Son grand rival, l'américain Clear Channel, a lui aussi répondu à l'appel d'offres. Il a constitué pour l'occasion une alliance, baptisée Groupement pour Paris, avec trois entreprises : EDF, France Telecom et Vinci Park.
L'autre concurrent américain, Viacom, est aussi dans la course. Quasiment absent du marché du mobilier urbain en France, il s'est allié à l'espagnol Cemusa, qui vient de décrocher le contrat de la ville de New York.
Les candidats retenus par la Mairie de Paris devront déposer leur projet mi-mai. La procédure d'attribution, dite de dialogue compétitif, débutera alors et les discussions se dérouleront durant l'été avant de définir un cahier des charges définitif. La décision finale devrait être prise avant la fin 2006.
La Mairie de Paris avait créé la surprise, fin janvier, en annonçant qu'elle mettait fin au contrat qui la liait depuis 1976 à la société Somupi. Cette rupture de contrat avant terme, l'échéance était fixée à décembre 2010, était une première.
La ville de Paris souhaite accroître le montant des redevances liées aux revenus publicitaires du mobilier urbain et installer un réseau de 3 000 vélos en libre-service. Le contrat actuel porte sur 2 035 panneaux, mais ce nombre devrait être réduit de 20 %.