Borloo lance le chèque emploi-service universel
Publié le 14 février 2006 à 09:52
Et grâce à son plan pour développer les aides à la personne, le ministre vise entre 500 000 et 1 million d'emplois
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, donne aujourd'hui le coup d'envoi officiel du dispositif de développement des services à la personne, qu'il espère voir devenir un moteur de croissance.
Principale innovation de ce plan : le chèque emploi-service universel (Cesu). Depuis le début de l'année, il remplace le chèque emploi-service et le titre emploi-service.
Le Cesu permet aux particuliers de payer les personnes employées directement ou par le biais d'un prestataire agréé (association ou entreprise), tout en simplifiant leurs démarches et en leur procurant des avantages fiscaux. Ils bénéficient d'une réduction ou d'un crédit d'impôt (selon les cas) et d'un taux réduit de TVA à 5,5% pour 20 métiers.
Il existe deux formes de chèque : le Cesu bancaire et le Cesu préfinancé – par les employeurs qui soutiennent ainsi le pouvoir d'achat de leurs employés, tout en bénéficiant d'avantages fiscaux. De fait, les entreprises qui financeront ne seront pas soumises aux cotisations sociales sur les aides versées et bénéficieront d'un crédit d'impôt de 25%.
«Nous allons diviser le prix d'un emploi de service par 4», a estimé hier le ministre de l'Emploi, en visite chez Fourmi verte – une des «enseignes nationales» regroupant Familles rurales, Groupama et MSA. Quelque 12 enseignes – chacune ayant bénéficié de 2 millions d'euros pour se structurer – joueront les intermédiaires entre les particuliers et les prestataires de services.
Objectif affiché : 500 000 emplois. «Deux heures de services hebdomadaires dans chaque famille, c'est un million d'emplois créés», explique Jean-Louis Borloo. Et d'ajouter que désormais, «employer quelqu'un au noir coûtera plus cher».