Chirac dans le métro
Publié le 28 mai 2006 à 17:27
Jacques Chirac a célébré samedi l'un des fleurons de l'industrie française au Chili en empruntant le métro de Santiago, un réseau de transport urbain conçu et développé en grande partie par des entreprises de l'Hexagone depuis plus de trente ans
Accueilli par son homologue chilienne Michelle Bachelet, le président français a parcouru deux stations dans l'une des quelque 750 rames du métro, fabriquées presqu'exclusivement par le groupe français Alstom pour débarquer en plein centre de la capitale chilienne où l'attendait une réception à l'Hôtel de ville.
Réputé parmi les habitants de Santiago tant pour sa ponctualité et sa sûreté que pour son élégance raffinée, ce réseau métropolitain, orné de multiples oeuvres d'art dont une fresque murale sur le coup d'Etat de 1973, transporte 1,3 million de passagers par jour dans 82 stations réparties en quatre lignes couvrant 74,3 km.
C'est avec la collaboration de la RATP que le ministère chilien des travaux publics a conçu à la fin des années soixante le schéma de transport urbain de la capitale chilienne, dont la première ligne fut inaugurée le 15 septembre 1975 sous la dictature du général Pinochet.
Depuis l'an 2000, le métro chilien représente un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros pour Alstom, a-t-il souligné, en prévoyant encore "de nombreux marchés en Amérique latine", dont l'extension du métro chilien.
Le réseau métropolitain doit s'agrandir de 23 stations supplémentaires d'ici 2009 et dépasser les 100 kilomètres de lignes, pour atteindre les versants de la cordillère des Andes qui bordent l'est de la capitale.