Chirac se félicite : baisse du chômage à 8,8% en septembre
Publié le 31 octobre 2006 à 10:19
Le chômage a repris en septembre son mouvement de baisse engagé depuis plus d'un an et demi, le taux revenant à 8,8% et le nombre de demandeurs d'emploi diminuant de 1,4% en un mois, ce dont Jacques Chirac n'a pas manqué de se féliciter lundi
30.400 de moins qu'en août
Fin septembre, la France comptait 2.129.300 millions de demandeurs d'emploi en catégorie 1, soit 30.400 de moins qu'en août, selon les chiffres de l'Insee diffusés par le ministère de l'Emploi, qui servent de baromètre officiel.
La catégorie 1 inclut les personnes immédiatement disponibles, à la recherche d'un CDI à temps plein et ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois.
Il faut remonter au second semestre 2001, sous le gouvernement Jospin, pour retrouver un tel niveau.
La baisse a davantage profité aux chômeurs de longue durée (-3,0% en un mois) qui forment toujours près d'un tiers des demandeurs, mais a peu touché les jeunes de moins de 25 ans (-0,4%).
Le taux de chômage, calculé selon la norme du Bureau international du travail (BIT), la seule qui permette des comparaisons internationales, était même remonté, de 8,9% en juillet à 9% en août.
Dans une interview au Figaro devant parue mardi, Jacques Chirac s'est félicité de "la bonne direction" reprise par les statistiques.
"Ce sont 350.000 chômeurs de moins en un an et demi", a indiqué M. Chirac, en arrondissant légèrement le nombre de 344.700 demandeurs d'emploi de moins recensés de février 2005 à septembre 2006 par le ministère de l'Emploi.
Dans une interview parue dans La Tribune, le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, s'est lui aussi livré au jeu des prévisions : "8,6% en fin d'année, 8,4% au moment des élections et 8% fin 2007", a-t-il dit.
Il a assuré, s'appuyant sur l'Insee, que la France était "entrée dans un cercle vertueux", qui plus est "sans effet démographique", c'est-à-dire sans coup de pouce de l'évolution du nombre d'actifs.
La baisse de septembre provient, selon lui, du retour de la croissance et du retour en grâce de l'emploi aidé : "Si on continuait à détruire autant d'emplois aidés qu'en 2002, 2003, la baisse du chômage serait moins forte".
"La plupart des bonnes nouvelles sont malheureusement derrière nous", a commenté pour sa part Sylvain Broyer, économiste Ixis-CIB, qui s'attend à une amélioration "continue" mais "très graduelle" pour les mois à venir.
"Les entreprises font encore face à une concurrence internationale extrêmement forte et le niveau de productivité reste relativement élevé : en termes de créations d'emplois réguliers, soumis à cotisations sociales, l'embauche reste frileuse par rapport à ce que la croissance suggérerait", a-t-il estimé.