Collecte sélective : assez bien mais peut mieux faire !
Publié le 25 juin 2009 à 12:10
Grâce à la mise en place des collectes sélectives, 50% des journaux, magazines, revues et emballages étaient récupérés en 2007, selon une étude de l’Ademe rendue publique mardi dernier.
On constate donc un net progrès si l’on compare les chiffres à ceux de 1993, date de la première campagne de caractérisation, campagne conduite par l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe). Il est vrai aussi qu’il y a quinze ans, Eco-Emballages soufflait sa première bougie …
Grâce à la mise en place des collectes sélectives, 50% des journaux, magazines, revues et emballages étaient récupérés en 2007, selon une étude de l’Ademe rendue publique mardi dernier.
On constate donc un net progrès si l’on compare les chiffres à ceux de 1993, date de la première campagne de caractérisation, campagne conduite par l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe). Il est vrai aussi qu’il y a quinze ans, Eco-Emballages soufflait sa première bougie …
Bref, en 15 ans, les Français ont appris à jeter moitié moins de papiers, cartons et verre dans la poubelle grise. Fini le tout-venant ! D’ailleurs, sur les 37,77 millions de tonnes de déchets collectés par les collectivités, 33,5% ont pu être orientés vers du recyclage. Or, ce résultat, à parfaire, est assez voisin des objectifs du Grenelle de l'environnement visant 35% de recyclage en 2012 pour ensuite atteindre 45% en 2015.
Les points noirs restent le verre, qui représente encore une vingtaine de kilos/an/habitant que l’on retrouve malgré tout dans les poubelles ménagères. De même, pour la moitié des papiers et cartons, ils tombent, eux-aussi, dans la poubelle à tout faire.
Autre indicateur qui montre les limites d’un système trop ambitieux : le poids moyen des ordures ménagères – soit 391 kilos collectés par habitant et par an en 2007 - est malheureusement, quant à lui, resté pratiquement inchangé en 15 ans. Dans le même temps, es déchèteries se sont développées sur le territoire et accueillent aujourd'hui 170 kilos de déchets/an/habitant (10,8 M de tonnes), dont plus de 30% de déchets verts et 34% de gravats.
Bref, les données brutes ne sont guère satisfaisantes finalement car, au fibal, on a l’impression de faire du sur-place alors que la progression en flèche des "textiles sanitaires" - lingettes, couches, mouchoirs en papier - atteint désormais 34 kilos par personne et par an contre moins de 20 kilos en 1993…
Cette campagne, riche d'enseignements pour les professionnels de la collecte et du traitement des déchets et pour les collectivités, a porté sur 100 communes tirées au sort, entre décembre 2007 et mai à juillet 2008.