Comment externaliser son infrastructure en temps de crise?
Publié le 07 mai 2009 à 15:13
A l’heure où l’on parle de réduction des budgets informatiques, l’externalisation a, ses défenseurs et ses détracteurs.
A l’heure où l’on parle de réduction des budgets informatiques, l’externalisation a, ses défenseurs et ses détracteurs. Ce modèle économique peut-il être, comme l’avancent certains, le moyen de continuer à innover malgré la difficulté à investir ? Eric Rousseau, Président Directeur Général de VeePee, opérateur de Services IP, répond à cette problématique propre à chaque DSI.
Certaines études ont récemment fait part d’une plus grande réticence des DSI à l’égard de l’externalisation, doit-on y voir le début d’une tendance plus générale ?
Depuis près de 10 ans, le secteur IT enregistre cycliquement des périodes de plébiscite et d’autres de remise en cause de l’externalisation. Le manque de visibilité actuel rend les entreprises prudentes. Pour répondre aux contraintes économiques drastiques, certaines DSI réagissent en ré-internalisant, avec l’idée qu’elles pourront mieux maîtriser les coûts.
Au-delà de cette approche conjoncturelle de l’externalisation, nous constatons plutôt sur le long terme un apprentissage, une structuration de ce modèle. Et c’est d’autant plus vrai dans des secteurs qui ont vu leurs marchés se tendre bien avant 2008 : dans le secteur presse/média, en crise depuis de nombreuses années, confier à un tiers la gestion des infrastructures et/ou services IT pour se concentrer sur son cœur de métier est une tendance qui se renforce. De plus, le taux de renouvellement des contrats est de l’ordre de 95%, et rares sont les clients qui font machine arrière. Le modèle, utilisé à bon escient, convainc, car il permet aux entreprises de rester dans la course de l’évolution malgré un contexte économique difficile.
Concrètement, vous pouvez chiffrer ce gain ?
Récemment, deux clients importants ont mené un audit poussé à l’occasion du renouvellement de leur contrat : les gains constatés vont de 15% pour l’externalisation d’une infrastructure télécoms et Internet, à plus de 40% pour une démarche plus globale (incluant l’externalisation de la salle blanche du client en Data Center).
Quel conseil pourriez-vous donner à des entreprises qui hésitent à s’engager dans la voix de l’externalisation ?
Ne pas hésiter à challenger leur partenaire ! Un contrat d’externalisation n’est pas une « recette » toute prête, chaque contexte doit être étudié et pris en compte pour un résultat positif