Conclusion d'un accord de pêche attendu entre l'UE et la Norvège
Publié le 21 janvier 2013 à 09:35
Cet accord est essentiel pour les pêcheurs français, à la fois pour la pêche hauturière et pour la pêche artisanale opérant en Manche et en Mer du Nord.
Il permet de fixer les niveaux totaux admissibles de captures (TAC) qui n'avaient pas pu être déterminés lors du Conseil des ministres européens de décembre dernier pour certaines espèces. Selon les termes de cet accord, le TAC de hareng de Mer du Nord et de Manche orientale augmente de 18%, le TAC de cabillaud de Mer du Nord et de Manche orientale est reconduit, le TAC de lieu noir de Mer du Nord augmente de 15%. Ces niveaux, conformes aux plans de gestion et aux avis scientifiques, permettront le maintien d'une exploitation raisonnée de ces espèces par les armements. Conformément à la position constante de la France, la part revenant à l'Union européenne et la Norvège pour le maquereau est maintenue à 90% du TAC global, le reste étant réparti entre l'Islande et les Iles Féroé. La part historique de l'Union européenne est donc préservée, alors que les autres parties concernées par le maquereau ne semblent toujours pas en mesure d'adopter une approche plus constructive dans les négociations. Ainsi, dans le respect des recommandations des scientifiques, la baisse du TAC européen de maquereau est limitée à 15%. Les efforts doivent être maintenus en 2013 pour parvenir à un accord durable et définitif sur cette question du partage du maquereau. Par ailleurs, conformément aux positions qu'il a défendues lors du Conseil des ministres européens de décembre, Frédéric Cuvillier se félicite de l'amorce d'un rééquilibrage de la balance des échanges entre la Norvège et l'UE en faveur de la France. Ce rééquilibrage doit se poursuivre ces prochains mois.