Conclusions de l’étude : « Vivre avec les inondations : de la résistance à la résilience »

Par Bernard M.
Publié le 29 octobre 2012 à 10:02

Dans le cadre de la nouvelle directive Inondation[1] et des nouveaux programmes d’actions pour la prévention, le CEPRI (Centre Européen de Prévention du Risque Inondation) en partenariat avec l’ACUF (Association des communautés urbaines de France), et avec le support du master STU de Sciences-Po, ont réalisé l’étude « Vivre avec les inondations, de la résistance à la résilience ». L’union de la capacité technique et de la volonté politique Afin de donner de la chair à la notion de résilience (capacité d'une société à s'adapter et à s'organiser suite à un événement extrême), l’étude pose le diagnostic de la gestion du risque d’inondation dans les territoires des communautés urbaines (prise de conscience, bonnes pratiques…) afin d’identifier les leviers à saisir pour impulser une gestion intégrée, globale et résiliente du risque d’inondations. Appréhender le risque de manière positive - et non plus négative – doit conditionner la façon d’envisager le développement territorial. Véhiculer une image positive du risque inondation L’étude met également en perspective la manière dont les communautés urbaines peuvent, aujourd’hui, d’une part concilier concrètement développement durable et prévention des inondations et, d’autre part, comment progresser rapidement dans la réduction des conséquences dommageables des inondations. Enfin, l’étude propose un changement d'approche, notamment en replaçant les acteurs de l'aménagement du territoire au cœur de la gestion du risque inondation afin de véhiculer une image positive de ce risque. Une approche adaptée à chaque territoire Compte tenu de la complexité du sujet, l'approche doit bien entendu être adaptée à chacun des territoires. Les solutions, loin d’être simples et uniques, méritent une véritable attention et doivent notamment viser à concilier la sécurité des populations et le développement durable des territoires. Enfin, compte tenu des enjeux, l'urbanisme résilient doit faire l'objet de futurs échanges entre l'Etat, les collectivités territoriales et l'ensemble des acteurs de la politique de gestion du risque inondation. Et ce, dans un seul but : pouvoir vivre avec l’eau et non contre l’eau.