Conférence environnementale : Le WWF salue un nouveau souffle dans la politique environnementale de la France

Par Bernard M.
Publié le 17 septembre 2012 à 15:29

La première conférence environnementale est close. Le WWF salue le cap donné par le Président de la République et les objectifs affichés par le Premier Ministre qui remettent l’environnement au cœur de l’action publique. Maintenant, tout reste à réaliser concrètement.

En ce domaine, le WWF sera un partenaire actif qui prendra sa part dans la construction écologique et restera vigilant quant à la traduction concrète des ambitions affichées. > Sur le déroulement de la conférence : Les échanges se sont passés dans un climat d’écoute et de respect avec une réelle écoute de la part des ministres, ce qui est à saluer. Seul regret, l’absence, souvent, de réels débats sur certains points. > Energie Climat : L’annonce de la sortie du tout nucléaire et du tout pétrole ainsi que l’approche par la consommation et non plus la production sont enfin des objectifs reconnus par l’Etat. La priorité à l’efficacité énergétique, qui sera accompagnée par une éducation et une sensibilisation des publics à la maîtrise de la consommation, est une très bonne nouvelle. De même, le soutien annoncé aux filières des renouvelable est une avancée après une longue période d’instabilité règlementaire préjudiciable. En ce qui concerne le débat sur la transition énergétique, les semaines à venir seront déterminantes et le WWF sera particulièrement vigilant sur les conditions de déploiement du débat en particulier sur le contrôle de la communication des opérateurs d’électricité. > Biodiversité : En ce qui concerne ce domaine, les annonces sont plus constratées. L’éducation à la biodiversité est de nouveau absente des objectifs de l’Etat. Le rappel de la volonté de mettre un frein à l’artificialisation nette des espaces agricoles et naturels est une annonce tout à fait positive, de même que la demande de pause sur le développement des agro-carburants de première génération. Sur la question de l’utilisation des produits phytosanitaires, si la volonté de réduction a été réaffirmée, en revanche l’absence de chiffres et de références aux engagements du Grenelle (Plan Ecophyto 2018) est à regretter. Pour finir, concernant le nouveau plan en faveur du développement de l’agriculture biologique, c’est une bonne nouvelle. Là encore, il faudra juger à l’aune des objectifs et moyens chiffrés. Le minimum sera d’appliquer les engagements du Grenelle. > Santé et Environnement : Les annonces vont dans le bon sens en particulier en ce qui concerne la reconnaissance du coût de l’impact des maladies liées à l’environnement et la relance de la recherche en toxicologie. > Fiscalité : Le WWF salue la création d’un groupe permanent de concertation sur la fiscalité écologique mais regrette que la suppression des aides publiques dommageables à l’environnement ne fassent pas partie des principes qui guideront l’action du gouvernement. > Gouvernance : La transformation du Conseil National du Développement Durable et du Grenelle de l’Environnement en Conseil de la transition écologique est une mesure symbolique forte qui permet de rappeler que la question environnementale est essentielle et ne serait se diluer dans les questions de développement durable. En ce qui concerne, la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises, et en particulier l’article 225 de la loi Grenelle 2 sur le reporting extra-financier, la volonté de revenir sur le décret faisant la distinction entre les obligations pour les entreprises cotées et non cotées est une bonne nouvelle. On peut regretter que les engagements en ce domaine se soient limités à ce sujet.