Coopération décentralisée : le SIAAP et le SEDIF s’engagent côte à côte

Par Bernard M.
Publié le 21 novembre 2011 à 09:20

Plus de 800 millions de personnes à travers le monde sont, aujourd'hui encore, privées d'eau potable, et 2,6 milliards d'individus d'un accès à un système d'assainissement de base.



Dans le cadre du Forum territorial des rivières d’Ile-de-France dédié à la solidarité locale et internationale pour l’accès à l’eau et à l’assainissement, organisé par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, Maurice Ouzoulias, Président du SIAAP et André Santini, Président du SEDIF, ont signé un accord de partenariat.



Objectif : favoriser la complémentarité et la synergie de leurs actions internationales respectives, afin de mettre en commun leurs potentiels au service des populations, pour l’accès et le droit à l’eau et à l’assainissement.



Avec cet accord, les deux parties s’engagent, notamment, à coordonner leurs efforts sur des questions d’intérêt général liées à la coopération décentralisée française dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, à favoriser les échanges d’expériences, et se donnent la possibilité de financer conjointement une ou plusieurs opérations.



Chacun des deux acteurs publics majeurs de l’eau en Ile-de-France est déjà engagé individuellement dans une politique active et durable de coopération décentralisée. Ils interviennent sous forme d’aide financière, d’expertise technique, d’assistance logistique, de fourniture de matériels, de formation… s’inscrivant pleinement dans la mise en œuvre de la loi Oudin-Santini de 2005.



Avec cet accord de partenariat, ils conjuguent leurs efforts pour contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans de nombreux pays sur des projets où ces deux composantes essentielles du cycle de l’eau sont réunies – ce qui sera un enjeu majeur du prochain Forum Mondial de l’Eau –, ainsi qu’à la gestion durable du service public.



Ils contribuent ainsi à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement et, notamment, à celui qui vise à réduire de moitié, à l’horizon 2015, le pourcentage de la population n’ayant pas accès à l’eau potable, ni aux services d’assainissement de base. Ils posent aussi les bases d’une nouvelle culture de l’eau partagée, équitable et environnementale.