Coup de pouce au pouvoir d'achat des Français
Publié le 29 août 2006 à 09:28
Dominique de Villepin a annoncé lundi sur TF1 plusieurs mesures destinées à améliorer le pouvoir d'achat des Français, dont il a reconnu le "malaise" sur les revenus
Le Premier ministre a tout d'abord promis un coup de pouce "substantiel" à la prime pour l'emploi () au 1er janvier 2007.
Il a également confirmé le lancement, au début de l'année prochaine, d'un chèque transport, financé pour moitié par l'Etat, une mesure réclamée par les syndicats et sur laquelle il s'était déjà engagé en octobre 2005.
Mais, contrairement aux attentes syndicales, ce dispositif sera "facultatif" et non obligatoire. Par ailleurs, le chef du gouvernement a annoncé la tenue d'ici à la fin de l'année d'une Conférence sur les revenus et l'emploi.
Conscient que la reprise actuelle de l'économie française -"une croissance de plus de 2%"- va entraîner des revendications en termes de pouvoir d'achat et soucieux de ne pas laisser le seul PS occuper le terrain social, il a d'ailleurs reconnu qu'il existait un "malaise" chez "beaucoup de nos compatriotes sur le plan des revenus" alors que "certains très hauts salaires sont déconnectés de toute réalité".
Interrogé pour savoir s'il s'agissait de "disperser à tout vent parce que les élections arrivent" et sur le financement de ces mesures, M. de Villepin a souligné qu'il entendait "agir dans un esprit de responsabilité. Il ne s'agit pas de dilapider l'argent des Français", précisant que ces mesures seraient financées par des économies réalisées par le gouvernement.
S'agissant du chèque transport, il a expliqué que "là où il y a des transports collectifs, nous prendrons en charge, à travers le chèque transport, la moitié de l'abonnement, pour un montant qui sera de l'ordre approximativement de 200 euros". "Là où il n'y a pas de transport collectif, c'est une compensation de la hausse du prix de l'essence, pour un montant de 100 euros", a-t-il précisé.
Sur le plan politique, M. de Villepin a souligné, à quelques jours de l'université d'été de l'UMP à Marseille, qu'il veillerait au "rassemblement" de son parti et qu'il resterait "dans l'action" à Matignon "jusqu'au dernier jour" d'ici à la présidentielle de 2007. "Là où je suis, je ferai tout pour aller dans ce sens, à la fois avec l'esprit de rassemblement, de toute notre famille, mais aussi en menant l'action gouvernementale jusqu'à son terme, jusqu'au dernier jour.