DEEE : "Dis-moi comment tu recycles, je te dirai qui tu es..."

Par Bernard M.
Publié le 10 avril 2012 à 10:04

A l’occasion de la Semaine du Développement Durable, Eco-systèmes fait le point sur le comportement des consommateurs face au recyclage des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE). D’après une étude menée par l’Observatoire Sociovision1 pour le compte d’Ecosystèmes, cinq types de comportements de consommateurs ont été identifiés face au recyclage des appareils usagés : · Les « accros » (17% des répondants) déclarent stocker des appareils électriques qu’ils n’utilisent plus, mais avouent avoir du mal à s’en séparer… L’idée de pouvoir s’en resservir un jour, de les donner ou encore de les réparer reste présente dans leur esprit. Cependant, lorsqu’ils décident de franchir le cap, ils adaptent leurs pratiques et utilisent des solutions permettant le recyclage. Ce groupe est majoritairement composé de femmes sensibles à l’écologie et de personnes vivant dans des petites ou moyennes villes. · Les « expéditifs » (18% des répondants) ne sont pas de grands adeptes de l’écologie et du recyclage. Ils disposent rarement d’appareils inutilisés et n’éprouvent aucune difficulté à s’en séparer vite et proprement si cela est facile. Dans ce sens, ils ont recours aux solutions de collecte à proximité de chez eux et plus particulièrement à la reprise « un pour un » au moment de l’achat d’un appareil neuf en magasin. Dans le cas contraire, les expéditifs hésitent à mettre leurs DEEE à la poubelle et n’effectuent pas le bon geste. Les femmes et les personnes vivant seules sont très représentées dans cette catégorie. Il s’agit fréquemment d’habitants de la région parisienne. · Les « débranchés » (20% des répondants) correspondent aux personnes possédant le plus d’appareils inutilisés, mais étant réticentes à l’idée de s’en séparer. Ils stockent et jugent le geste d’apport plutôt compliqué, s’intéressant peu au système. En majorité, il s’agit de jeunes urbains qui ne sont pas ouverts au recyclage, en raison d’un manque de connaissance des différentes solutions qui s’offrent à eux. · Les « attentistes » (27% des répondants) n’ont aucun mal à se séparer de leurs appareils et cherchent à s’en débarrasser proprement. Ils connaissent les solutions de collecte et y ont recours, tout en craignant de ne pas faire « comme il faut ». Surreprésentés chez les 25-44 ans, les attentistes sont très sensibles au sujet du recyclage et des pratiques vertes et souhaitent être accompagnés pour bien recycler leurs appareils, au travers de l’organisation de collectes exceptionnelles, de points de collecte à côté de leur domicile, etc. · Les « réactifs » (18% des répondants) sont de véritables « consommateurs » de l’écologie et pratiquent le recyclage. Majoritairement âgés de plus de 45 ans et vivant en milieu rural, ils ne stockent pas et recyclent systématiquement en utilisant régulièrement les différents dispositifs de collecte des DEEE qu’ils jugent faciles d’utilisation. Le poids psychologique des appareils Au travers de cette étude, on note également que la perception des appareils électriques varie en fonction du comportement adopté face au recyclage et des conditions de vie. A titre exemple, les «mauvais» trieurs qualifient de « lourd » un micro-onde dans 62% des cas, contre seulement 46% des adeptes du recyclage. D’autre part, 49% des franciliens jugent une centrale vapeur trop encombrante face à 33% de personnes vivant dans d’autres villes françaises. Une population de bonne volonté Moins d’un Français sur deux stocke ses appareils usagés puisque 57% des interrogés déclarent se débarrasser vite des appareils électriques dont ils ne se servent plus et connaissent les points de collecte disponibles près de chez eux. Par ailleurs, une large majorité serait prête à fournir un effort : - 8 français sur 10 se disent prêts à faire un détour pour déposer un appareil électrique en point de collecte - Dont les 2/3 iraient même jusqu’à se déplacer spécialement pour réaliser le bon geste D’autre part, 76% des individus interrogés sont disposés à stocker un appareil en attendant une journée de collecte organisée près de leur domicile. « Cette étude démontre que les consommateurs ont conscience des enjeux de la collecte des appareils usagés mais également que nous devons continuer à les accompagner dans leur démarche éco-citoyenne, pour faciliter le geste. Nous nous y employons grâce à la mise en place de nouvelles solutions faisant partie intégrante du quotidien des consommateurs, à l’image des espaces « ici je recycle » présents dans les magasins, mais aussi d’opérations de collecte exceptionnelles », commente Christian Brabant, Directeur Général au sein d’Eco-systèmes. Pour rappel, trois possibilités s’offrent au consommateur pour se débarrasser « proprement » de son appareil usagé : - contacter les réseaux solidaires (Emmaüs ou Envie) si l’appareil fonctionne encore afin que celui-ci soit réutilisé, - le rapporter dans un magasin, au moment de l’achat d’un appareil neuf ou, dans le cas d’un petit appareil, dans l’un des espaces « ici je recycle », - ou encore le déposer dans une déchèterie