Darcos souhaite revaloriser la filière littéraire

Par Bernard M.
Publié le 07 septembre 2007 à 10:50

Pour le ministre de l'Éducation nationale, il est urgent de stopper l'hémorragie qui touche la filière littéraire (L) au lycée

Le ministre de l'Éducation, qui prépare une réforme des lycées pour début 2008, met aussi en garde contre les mirages de la filière ES, filière aux débouchés incertains. C'est à ce double objectif, entre autres, que répondra la réforme des lycées qu'il prépare pour 2008.



Pour le ministre de l'Éducation nationale, il est urgent de stopper l'hémorragie qui touche la filière littéraire (L) au lycée. « Nous avons besoin de littéraires, d'élèves qui maîtrisent le discours et le raisonnement », a-t-il précisé sur France Inter. « Les élèves qui ont des aptitudes littéraires ne doivent pas avoir d'hésitation », a-t-il martelé, regrettant que les élèves de classes préparatoires littéraires aient souvent passé un bac scientifique (S), bénéficiant d'une meilleure réputation.



Dans le collimateur du ministre : la section ES (économique et sociale), de plus en plus prisée par les lycéens. Il a de nouveau déploré le manque de débouchés de cette filière, précisant qu'elle permet à très peu d'élèves de s'inscrire « dans les filières d'excellence ». La plupart des bacheliers ES s'engagent dans les facultés de droit ou de sciences humaines, où « nous avons les plus grandes difficultés à les intégrer ». Des propos qui inquiètent déjà les enseignants d'économie.



Sa réforme des lycées devrait aussi passer par un « allégement » des journées de cours et une révision de la carte des options. Chaque suppression d'heure de cours permettra, au passage, de faire l'économie de milliers de postes d'enseignants...



D'ores et déjà, le ministre a annoncé hier ses orientations pour les lycées professionnels : il souhaite rendre plus lisible l'offre de formation des 450 diplômes professionnels existants. Les recteurs devront évaluer les besoins en main-d'oeuvre de leur académie.



Un certain nombre de filières devraient être supprimées, notamment celles qui n'offrent pas de débouchés suffisants. Enfin, dès l'an prochain, il faudra trois ans au lieu de quatre pour passer un « bac pro ».