Décrochage scolaire : il y a urgence à agir selon l'AFEV

Par Bernard M.
Publié le 07 décembre 2012 à 12:29

Le ministre de l’éducation nationale, M. Vincent Peillon, a annoncé, mercredi matin, sa détermination de faire de la lutte contre le décrochage une priorité et sa volonté de faire raccrocher 20 000 jeunes dès 2013.



L'’Afev, qui dénonce depuis de nombreuses années, la sortie annuelle de 150 000 jeunes du système sans qualification, se félicite de ces annonces, tant l’urgence de la situation nécessite une réponse à la fois immédiate et globale.



On sait que ces jeunes ont du mal, une fois plongés dans le milieu professionnel, à trouver du travail. Plus les années passent pour le jeune resté sans activité, plus il est difficile pour lui de remettre un pied dans la vie active et de retrouver une trajectoire de réussite. Dans ce contexte, l’annonce de ce plan d’urgence visant à faire raccrocher 20 000 jeunes dans le système éducatif est pour nous un signe fort pour les jeunes concernés et leur famille.



Comme nous l’avions démontré, lors de la dernière Journée du refus de l’échec scolaire consacrée au décrochage, cette situation est souvent le fruit d’un long processus. C’est bien notre système scolaire qui doit être repensé pour une meilleure inclusion de l’ensemble des élèves (cf. étude décrocheurs). Aussi, nous partageons avec le Ministre l’idée d’une « école de la bienveillance ».



L'’Afev, premier réseau d’accompagnement individuel dans les quartiers populaires, rend aujourd’hui, lors d’un séminaire à l’Assemblée Nationale, les conclusions d’une expérimentation financée par le fond d’expérimentation pour les jeunes. Cette expérimentation menée depuis trois ans dans les lycées professionnels, vise à favoriser la réussite de ces élèves, premiers touchés par le phénomène de décrochage.



L'’Afev se tient prête à agir aux côtés du Ministère de l’Education Nationale, de l’Agence du service civique et des partenaires concernés, dans ce combat déterminant pour l’avenir de notre système scolaire.