Des archives nazies bientôt ouvertes aux historiens
Publié le 27 juillet 2006 à 11:19
Huit Etats, dont l'Allemagne et les Etats-Unis, ont lancé à Berlin le processus prévoyant d'ouvrir aux historiens un fonds d'archives retraçant les destins tragiques de 17,5 millions de victimes du nazisme, des documents restés semi-confidentiels depuis plus de 60 ans.
L'accord, approuvé sur son principe en mai dernier par les 11 Etats (dont la France et Israël) chargés de gérer ces archives en vertu d'un traité international de 1955, doit encore être officiellement signé par la Pologne, la Belgique et les Pays-Bas, puis ratifié par certains des 11 Etats, avant d'entrer en vigueur.
Ces 47 millions de documents, issus de la scrupuleuse rigueur administrative de l'Etat nazi et aujourd'hui entreposés sur 27 km de linéaire à Bad Arolsen (centre de l'Allemagne), n'étaient jusqu'ici consultables que dans un but "humanitaire", c'est-à-dire de manière individuelle et nominative, sur requête d'une ancienne victime ou de ses ayants-droit.