Des caméras de surveillance sur des motos banalisées

Par Bernard M.
Publié le 01 janvier 2006 à 16:43

Dans l'Hérault, la gendarmerie a pris l'initiative d'embarquer une caméra sur des motos banalisées pour filmer les délits routiers

Cette expérimentation de la gendarmerie départementale de l'Hérault, mise en place il y a quinze jours, ne concerne pour l'instant qu'un seul véhicule.

Le système est simple : une mini-caméra, de la taille d'un ongle, reliée à un magnétoscope numérique est placée sur le motard en tenue civile.

L'agent part avec son matériel et filme en continu la route. Un magnétophone permet également à l'agent d'enregistrer les informations complémentaires (nature exacte du délit, numéro d'immatriculation, type de voiture etc.) ce qui facilite son travail. Plus besoin de s'arrêter pour noter les informations.



Au retour de l'agent, les gendarmes visionnent la vidéo et traitent les infractions.

Mais pour l'instant, il ne s'agit que d'un test et les contrevenants ne sont pas verbalisés.

Si l'expérience est probante, les conducteurs imprudents se verront envoyer, dès le début de l'année 2006, leur PV par la poste, comme lorsqu'ils sont flashés :"C'est un bon moyen d'augmenter les moyens de recherches d'infraction. Mais c'est en fait une façon de moderniser et d'augmenter l'efficacité d'une technique qui existe déjà, le "relevé au vol" : les gendarmes fonctionnent actuellement par binômes, un motard en civil qui constate l'infraction, le signale aux patrouilles en tenue qui appréhendent la personne.



Avec la caméra, on économise les moyens mis en œuvre. Plus besoin de binôme, l'agent est autonome et peut travailler plus vite, même si le traitement de l'image est lourd après. C'est également plus efficace pour constater les infractions commises par les deux roues. Il est en effet difficile de voir leurs infractions et encore plus de les suivre au milieu de la circulation".



La caméra embarquée n'est pas seulement un moyen de répression. Le but est avant tout de faire de la prévention : "Ce n'est pas le rendement qui est intéressant dans cette initiative mais l'efficacité. Si les conducteurs savent qu'ils peuvent être filmés à tout moment, ils respecteront plus le code de la route et commettront moins de délits. C'est donc important d'en parler ! La sécurité de chacun s'en trouvera ainsi améliorée."

Le troisième but de cet essai est également de donner aux gendarmes des moyens pédagogiques pour montrer aux conducteurs, les délits les plus dangereux et d'expliquer ainsi les risques que courent les personnes et ceux qu'elles font courir aux autres : "L'image est toujours plus parlante et avoir un outil comme celui-ci peut faire changer les comportements des automobilistes".