Des français de plus en plus actifs en matière d’éco-mobilité
Publié le 18 novembre 2010 à 09:11
Pour 51% des français, la voiture personnelle ne sera plus l’outil de mobilité numéro 1 en 2030 !
C’est ce que révèle le baromètre inédit MOBIVIA Groupe/SNCF/CSA/Ateliers de la Terre sur le
thème de la mobilité des français, lancé pour la troisième année consécutive par MOBIVIA
Groupe, en partenariat avec la SNCF, à l’occasion de la « Global Conference » qui se tiendra
les 17, 18 et 19 novembre 2010 à Evian.
Pour 51% des français, la voiture personnelle ne sera plus l’outil de mobilité numéro 1 en 2030 !
C’est ce que révèle le baromètre inédit MOBIVIA Groupe/SNCF/CSA/Ateliers de la Terre sur le
thème de la mobilité des français, lancé pour la troisième année consécutive par MOBIVIA
Groupe, en partenariat avec la SNCF, à l’occasion de la « Global Conference » qui se tiendra
les 17, 18 et 19 novembre 2010 à Evian. Nouveauté du baromètre 2010 : les Français envisagent une mobilité partagée en 2030 où la
voiture ne serait plus l’outil de mobilité numéro 1
Pour 2030, près de la moitié des personnes interrogées (46 %) anticipe que les Français se
déplaceront plus qu’aujourd’hui dans leur vie de tous les jours. Un Français sur deux pense que ces
déplacements se feront essentiellement dans des véhicules partagés, tandis que 45% estiment qu’ils
se feront toujours dans des véhicules personnels. Enfin, lorsqu’on interroge les Français sur ce qu’ils
aimeraient voir le plus changer en matière de voiture, plus d’un Français sur deux (52%) répond
l’impact écologique de la voiture. Suit le coût (45%), la sécurité (43%), et loin derrière la propriété des
voitures (12%).
Les Français font preuve d’une nouvelle maturité en terme de mobilité et envisagent mieux la
multimodalité. Ils semblent également confiants dans la capacité des acteurs du transport à faire
face aux enjeux du changement climatique.
Les Français sont conscients de l’impact environnemental de leurs déplacements en
voiture : c’est d’ailleurs ce qu’ils souhaitent voir évoluer en priorité d’ici 2030. Il y a un
vrai désir de voir la mobilité devenir durable et compatible avec les exigences
environnementales. Les Français se font même à l’idée de ne plus posséder de
voiture : une courte majorité pense que les véhicules partagés seront le moyen de
transport prépondérant dans 20 ans devant le véhicule personnel.
Les Français tiennent de plus en plus compte de l’environnement dans leurs
comportements de déplacement
La troisième vague du baromètre de l’opinion des Français en matière de mobilité durable montre que
d’une manière générale, les sondés s’estiment de plus en plus actifs en faveur du
développement durable : ils trient plus systématiquement leurs déchets (+ 4% par rapport à 2009),
consomment plus responsable (+ 12%) et réduisent l’impact environnemental de leurs déplacements
(+ 4%).
Par rapport aux actions à mettre en oeuvre prioritairement en matière de développement durable,
l’ « effet crise » impacte négativement l’opinion des Français quant à leur possibilité d’action,
que ce soit en matière de modification de l’habitat, de consommation courante ou de choix de mode
de déplacement.
En ce qui concerne plus spécifiquement les pratiques de mobilité, les Français comptent sur
l’action des acteurs de proximité et souhaitent une multiplicité de solutions alternatives. Ils
attendent ainsi des collectivités territoriales qu’elles agissent en matière d’accessibilité du centre ville
aux personnes handicapées, de l’offre de transports en commun et du développement de l’usage du
vélo. L’école et le cercle familial sont perçus comme les deux leviers les plus efficaces pour faire
connaître les pratiques responsables en matière de mobilité.
Les Français estiment agir de manière responsable, mais attendent toujours plus des
acteurs de proximité en matière de sensibilisation et de mise à disposition de
différentes solutions multimodales en matière de transport.
Des Français de plus en plus préoccupés à rendre leur mobilité actuelle plus propre, à
travers notamment l’éco-entretien et l’éco-conduite
D’après les Français, la mesure la plus efficace pour les inciter à modifier leur usage des transports
est la mise en place d’un chèque transport (73 %, stable), à score égal avec le développement de
nouveaux services de transport (73 %, - 2 points).
L’entretien est le seul domaine où les phénomènes de pollution et de réchauffement climatique
influencent fortement le comportement des Français (78 %, + 6 points), tandis que cette vigilance est
stable en situation d’achat et de conduite. De la même manière, les sondés plébiscitent l’écoentretien
(85 %, + 1 point) et l’éco-conduite (81 %, + 1 point).
Si le prix du carburant, qui a atteint les 150 dollars pour un baril à l’été 2008 contre 82 dollars
aujourd’hui, reste le principal levier pour faire évoluer les comportements des automobilistes, son
impact (59 %) est en chute de 9 points depuis 2008, tout comme la pollution de l’air (44 %). Les
encombrements gagnent eux 10 points depuis 2008 et même 20 points en comparaison avec 2006.
1 Français sur 3 est prêt à ne plus posséder de voiture (+ 4 points) et à n’être qu’un usager
d’un véhicule mis à leur disposition. Et près de 90 % d’entre eux estiment faire des efforts pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à leurs déplacements.
Lorsqu’on interroge les conducteurs de voiture sur les raisons qui les empêchent de faire plus
d’efforts, ils répondent massivement n’avoir pas d’autres solutions que la voiture (67 %). Loin derrière
vient le fait d’être attaché à son véhicule et de s’y retrouver seul (19 %).
Les principes de l’éco-entretien et de l’éco-conduite gagnent les mentalités. Près de
4 Français sur 5 sont attentifs aux questions environnementales en matière d’entretien
et de réparation automobiles. Enfin, un Français sur trois (+4 points) se dit prêt à ne
plus posséder son véhicule personnel pour utiliser un véhicule mis à disposition.