Des opportunités pour les recycleurs en Chine

Par Bernard M.
Publié le 27 août 2007 à 17:34

L'appétit industriel pourrait coûter cher à la Chine qui accumule un volume croissant de déchets, dont certains classés dangereux. Dans ce contexte, des entreprises françaises comme Suez ou Veolia se placent sur un marché à peine naissant.

Les déchets industriels, et les déchets dangereux encore plus que tout le reste, sont un problème chronique en Chine



A une heure de Shanghai en voiture, Suez a choisi la zone industrielle dernier cri du Shanghai Chemical Industrial Park (SCIP) pour installer son nouvel incinérateur de déchets à risques, le plus grand de Chine, selon la compagnie.



"Nous apportons une technologie nouvelle sur un marché nouveau", renchérit Jean-Louis Chaussade, PDG de la filiale environnement du groupe français, venu pour l'inauguration du site dont la capacité annuelle devrait atteindre 60.000 tonnes.



Les sociétés qui maîtrisent les processus de traitement des déchets et des eaux, voient aujourd'hui se multiplier les opportunités.



Veolia Propreté, qui possédait déjà deux centres de traitement des déchets dangereux, a remporté l'an dernier la concession, pour cinquante ans, des centres de Qingdao et Jinan, dans la province du Shandong (est).



Les entreprises chinoises de traitement des déchets ne travaillant qu'à petite échelle, l'avenir reste prometteur pour les multinationales comme Suez et Veolia, face au 1,5 milliard de tonnes de déchets industriels à traiter dans toute la Chine.