Des règles de sécurité alimentaire renforcées au 1er janvier

Par Bernard M.
Publié le 30 décembre 2005 à 10:29

L'UE renforce ce dimanche ses règles de sécurité alimentaire, avec l'entrée en vigueur d'un arsenal législatif responsabilisant les acteurs de la chaîne

L'objectif est "de simplifier, améliorer et consolider les règles européennes" d'hygiène dans l'alimentation humaine et animale, explique la Commission européenne dans un communiqué.

Un des principaux aspects de la nouvelle législation réside dans le fait que la responsabilité première du contrôle du respect des normes de sécurité définies incombera à la totalité des opérateurs du secteur, poursuit la Commission.



Désormais donc, le secteur agroalimentaire devra mettre en place un système de contrôle qualité, en particulier identifier les points "critiques" de la production, où les produits pourraient être contaminés, et tout faire pour les sécuriser.



Parallèlement, les contrôles par les autorités nationales seront renforcés. Les Etats membres devront présenter des plans annuels à la Commission européenne, qui, petit à petit, harmonisera les choses avec la possibilité d'établir des fréquences d'inspection.



Les 25 devront aussi fixer les régimes de sanctions en cas d'infraction aux règles et fournir des garanties sur la conformité, avec les normes européennes, des produits importés de pays tiers.

Les critères microbiologiques fixés pour réduire la présence de bactéries comme la salmonelle ou la listeria dans les aliments seront clarifiés et des plafonds communs pour le nombre de micro-organismes tolérables établis.



Certes actuellement quelques critères communs aux 25 existent, mais la plupart restent encore nationaux, ce qui pose des problèmes dans les échanges internationaux.



Tous les établissements impliqués dans la chaîne alimentaire devront encore être enregistrés. Ce système d'enregistrement fonctionne déjà depuis longtemps pour les producteurs de denrées d'origine animales, mais il est beaucoup moins fréquent pour les fabricants de biscuits ou de produits à base de légumes comme les soupes, indique encore la source communautaire.



Enfin, toujours le 1er janvier 2006, un autre texte interdira l'utilisation d'antibiotiques pour l'engraissement du bétail. Les antibiotiques utilisés en médecine humaine sont déjà interdits dans l'alimentation animale.