Des remous au PS
Publié le 13 juillet 2007 à 10:13
Aux yeux de François Hollande, il ne fait plus l'ombre d'un doute que Jack Lang va accepter la mission proposée par le Président : en démissionnant des instances du PS, Jack Lang a "anticipé sur le choix qu'il va faire", a dit le Premier secrétaire
Le but de M. Sarkozy est d'"essayer" de déstabiliser le PS, mais il '"n'y parviendra pas", a affirmé le patron du PS, qui a assuré qu'il "rénoverait" le parti.
"Il n'y a pas de crise au PS", a déclaré de son côté Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire. Selon lui, Jack Lang "est totalement isolé", son appel à une démission collective est celui d'un homme "tout seul", il "n'a aucune légitimité".
Mais le climat est tendu au PS, pris en étau entre l'"ouverture" de Nicolas Sarkozy -qui a inclus six personnalités socialistes ou de gauche dans son gouvernement-, l'état de grâce dont bénéfice le chef de l'Etat -67% d'opinions positives chez les Français et 43% d'électeurs de gauche, selon un sondage-, et les états d'âmes de ses ténors.
Dominique Strauss Kahn a préféré tenter sa chance auprès du Fonds monétaire international, Laurent Fabius a démissionné du Bureau national du PS. "Mais Fabius est très présent dans les débats" en vue de la rénovation, assure-t-on dans l'entourage de François Hollande.
Quant à Ségolène Royal, interrogée par l'AFP, elle a refusé de commenter les derniers soubresauts et prépare une "autocritique" de sa campagne pour la rentrée.