Dix éléments de politique tarifaire à prendre en considération

Par Bernard M.
Publié le 13 avril 2010 à 10:31

Selon le célèbre cabinet d’études IDC, dix éléments que tout éditeur devrait inclure dans sa politique de tarification logicielle au sein d’une nouvelle publication intitulée Dans une note intitulée « Policy is the Best Policy: Ten Software Licensing Policies Every ISV Should Consider », sont proposés .

Selon le célèbre cabinet d’études IDC, dix éléments que tout éditeur devrait inclure dans sa politique de tarification logicielle au sein d’une nouvelle publication intitulée Dans une note intitulée « Policy is the Best Policy: Ten Software Licensing Policies Every ISV Should Consider », sont proposés . Du tout gratuit au payant selon des formules des plus complexes en passant par ce que l’on appelle le fremium et bien autres types d’offres, la tarification du logiciel est un exercice de plus en plus complexe qui doit compte de plus en plus de paramètres tels que le nombre de cœurs, de machine virtuelles…

Ainsi, selon cette note publiée par IDC, les politiques tarifaires des éditeurs devraient prendre en compte les dix paramètres suivants :



1. Abonnement : presque tous les éditeurs de logiciels intègrent une certaine dose d’abonnement dans leur politique tarifaire. Or une grande part est spécifique. Même si la création d’une tarification sous la forme d’abonnement n’est pas simple, c’est possible … et s’avère être une nécessité pour une clarification de concurrence.



2. Virtualisation : une très grande proportion des éditeurs de logiciels n’ont fait aucun changement de tarification prenant en compte la virtualisation. Or celle-ci, aujourd’hui, commence à être très répandue et les éditeurs sont donc invités à revoir leur stratégie afin que celle-ci réponde avec précision à la prolifération de ces technologies qui se propagent dans les datacenters.



3. Niveau de qualité de service (ou Service Provider Licensing Agreement) : les éditeurs de logiciels seraient bien inspirés de redéfinir ou encore d’affiner leur politique de licence pour répondre aux nouveaux besoins qui se font jour alors que les utilisateurs font de plus en plus appel au logiciel fourni sous la forme de service (Service as a Service ou SaaS).



4. Restauration suite à des sinistres (Disaster Recovery Rights) : un ensemble d’options de restauration, suite à différents sinistres, doivent être proposées aux utilisateurs en particulier pour les applications critiques. Il s’agit donc d’offrir des restaurations dites « à froid » et qui permettraient de pallier des situations totalement imprévues.



5. Programmes d’achats : ces programmes doivent être conçus pour simplifier le processus d’achats de logiciels soit en substance inclure un discours et des offres de réduction cohérentes. Quelque soit le canal d’achat.



6. Programmes OEM : De nombreux fournisseurs ont largement développés leur activité en vendant leurs produits à d’autres fournisseurs. Ce type d’activité connaît d’ailleurs une très forte croissance. A un moment où stratégies de tarification et de paiement ont tendance à évoluer, les fournisseurs devraient développer des principes pour en mesurer le retour, les rôles, les responsabilités et les modes de fonctionnement.



7. Payer à la consommation : le mode pay-per-use (PPU) fournirait s’il était plus largement répandu un mode de licence annuelle et de versements réguliers où le coût serait réellement fonction de l’utilisation faite du logiciel. En revanche, avant de définir une telle tarification, définir des métriques d’utilisation correspondant aux besoins et aux comportements des utilisateurs paraît être une étape intermédiaire incontournable.



8. Politique de licence globale : les éditeurs tentent de trouver le meilleur compromis entre un prix concurrentiel et des offres remisées, une dualité de comportement finalement très difficile à gérer sur certains marchés. Ne serait-il pas utile de confier à un tiers organisme des listes de prix régulièrement actualisées et intégrant les évolutions et des taux de change et des prix locaux afin de garder un certain niveau de cohérence ?



9. Indemnisation face aux risques liés à la politique intellectuelle : si les recherches réalisées par IDC que de nombreux fournisseurs considèrent ce type d’indemnisation comme une obligation de base, cela n’est pas suffisamment clairement énoncé. Or, une politique d’indemnisation claire serait utile pour aider un client à limiter ou à éliminer des risques de litige et de poursuites juridiques sans pour autant freiner sa politique d’acquisition de logiciels.



10. Communication sur la politique de licence : l’industrie du logiciel évolue certes vers une plus grande transparence au niveau des politiques de tarification logicielle. Mais alors que ces politiques deviennent clairement des facteurs de différenciation, la communication autour de ces politiques devient aussi un instrument permettant aux clients de mieux comprendre ces politiques et les principes qui les guident.