Europe : un appui stratégique en matière de TIC aux collectivités
Publié le 14 mai 2008 à 12:35
Avec 1,5 milliard d'euros d'aides européennes par an, la question n'est pas de trouver un financement mais davantage de monter le bon projet avec les bons partenaires
Et puis de l'inscrire dans le bon programme. Voilà en subtance le message délivré par Patrick Schouller, représentant français des "Programmes européens dédiés à la société de l'information", lors d'une réunion qui s’est tenue le 30 avril au ministère de l'Economie, réunion destinée à aider les industriels, chercheurs et collectivités à s'y retrouver dans le foisonnement des appels à projets sur les fameuses et convoitées TIC.
On retiendra ainsi l’existence d’un programme opérationnel d'appui stratégique en matière de technologies de l'information et de la communication (ICT PSP - ICT Policy Support Fund en anglais) qui vise à faciliter l'adoption des TIC par les citoyens, les gouvernements (nationaux et locaux) et le monde des affaires (en particulier les PME).
Ce soutien financier est apporté à la mise en place d'applications pilotes et de réseaux thématiques sur des projets très éloignés de projets de recherches (ceux-ci entrant dans un autre programme), mais de véritables expérimentations d'au moins 12 mois sur des projets pluriannuels de deux à trois ans.
Les collectivités peu engagées
La date de clôture du présent appel à projets est fixée au 9 septembre 2008 à 17 h (heure de Bruxelles) avec un budget indicatif de l’ordre de 39 millions d'euros.
TIC obligent : la candidature se fait par soumission électronique. Mais, dit-on, le taux d'échec serait inférieur à 1% ce qui donne à penser que peu d’acteurs publics et/ou privés se retrouvent dans ce magma de soutiens communautaires au développement des nouvelles technologies.
Rien que l'an dernier, lors du premier appel, 86 projets ont été soumis, 22 furent retenus et le tout pour un budget de 54 millions d'euros en pur financement !
Au final, on constate que ce sont essentiellement les grandes collectivités (régions, métropoles, …) qui s'inscrivent dans de tels projets, les collectivités plus modestes ayant du mal soit à s’occuper du montage des projets, soit à financer la prestation de ce que l’on peut appeler des « chasseurs de primes ».
Donc, pour encourager les collectivités hésitantes, il est important de souligner l’existence d’un mécanisme intéressant : en effet, il est toujours possible, lorsqu'un partenaire se désengage d'un projet retenu deux mois après l'évaluation de voire une mairie – par exemple - être ainsi remplacée par une autre ...