Fabius : Royal et DSK veulent 'dynamiter' le système éducatif
Publié le 03 novembre 2006 à 14:58
Laurent Fabius a accusé Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn de vouloir "dynamiter" le système d'éducation, jeudi lors de l'émission "Questions d'info" (LCP/Le Monde/France Info).
L'ancien Premier ministre énumérait ses "différences d'approche" avec ses "camarades", candidats comme lui à l'investiture PS pour 2007.
"L'un souhaite réexaminer de fond en comble la carte scolaire et, ce qui serait vraiment un recul majeur, faire que les directeurs d'établissements choisissent les professeurs, ce qui veut dire le dynamitage total du système scolaire"", a-t-il dit en parlant de Ségolène Royal.
Quant à Dominique Strauss-Kahn, "il a employé lui-même l'expression +dynamiter les universités+" et proposé de "rendre possible (leur) financement de chaires par des entreprises, privées ou publiques".
Il faisait référence à des déclarations de Mme Royal lors du débat télévisé du 24 octobre et de M. Strauss-Kahn à New York fin septembre.
A propos du pouvoir d'achat, M. Fabius a exprimé "le sentiment" que, contrairement à lui, ses "camarades ne souhaitent pas utiliser l'outil" du SMIC pour favoriser la hausse "des petits salaires, moyens salaires, petites pensions et moyennes pensions".
M. Fabius a rappelé que s'il est élu chef de l'Etat, "il y aura en septembre 2007 un référendum pour réviser la Constitution et aller vers une république parlementaire nouvelle".
"Mes camarades ne donnent pas de date et je pense que tel ou tel d'entre eux souhaite plutôt un régime présidentiel", a-t-il soutenu.
M. Fabius a affirmé vouloir "faire repartir l'Europe sur une base nouvelle, alors que je sens que mes camarades sont beaucoup plus sur une ligne social-démocrate moyenne que la mienne".
Quant au rassemblement de la gauche, "je ne prends pas en compte l'hypothèse du centre droit au sein du gouvernement alors que c'est peut-être moins net" chez Mme Royal et DSK, a-t-il dit.
L'ex-Premier ministre s'est encore défini comme "le candidat d'une gauche décomplexée pour rassembler la gauche et appliquer le projet socialiste".
"Si la question à laquelle répondent les militants est: « qu'est-ce que vous souhaitez comme projet de gauche ? », à ce moment-là, je gagnerai", a-t-il prédit.