Foire d'empoigne sur le web

Par Bernard M.
Publié le 14 mars 2007 à 11:24

La présidentielle n'échappe pas à un phénomène bien connu du Net, la spéculation sur les adresses Internet

Le principe est simple : un internaute, ou une entreprise qui en a fait sa spécialité, en achète une auprès des autorités compétentes. Ce domaine est ensuite mis aux enchères sur des sites spécialisés, tels que sedo.com, le leader du marché.



Si l'on s'en tient aux prix fixés par les vendeurs pour les adresses contenant le mot « président », Ségolène Royal culmine à 5 000 eur, à égalité avec... Arnold Schwarzenegger.



Au premier coup d'oeil, les spéculateurs semblent particulièrement insoucieux de l'orthographe : les segolen-royal.fr et autres niksar­kosy.com pullulent. Certainement une façon de miser sur les inter­nautes étrangers.



On trouve de tout dans ce capharnaüm : une certaine hostilité au candidat UMP (toutsaufsarko.fr), un clin d'oeil au couple vedette des sondages (sarkolene.com), des prétendants tombés en cours de route (dskpresident.com), ou, sujet des dernières heures, la « retraite » de Jacques Chirac (apreschirac.com).



Mais ce business est très loin des milliards brassés sur eBay, le leader des enchères sur le Web : peu d'offres sur les présidentiables français. Il y a pourtant du potentiel : en 2006, un magnat russe a déboursé 3 millions de dollars pour s'offrir l'adresse vodka.com.



En attendant de tels sommets, les investisseurs peuvent parier sur le long terme et rentabiliser leurs achats en en faisant des pages « parking », bourrées de publicités. C'est le cas d'un internaute français qui a acheté.... Bayrou2012.fr.