Forte augmentation des violences
Publié le 18 août 2006 à 20:33
Les violences ont augmenté de 7,15 % d'août 2005 à juillet 2006, atteignant leur plus haut niveau en un an, sur fond de délinquance générale quasiment stable, selon les statistiques mensuelles publiées jeudi 17 août par l'Observatoire national de la délinquance (OND)
Alors qu'au cours de cette période, la délinquance générale (3 333 067 faits contre 3 347 302 entre août 2004 et juillet 2005) a baissé de 0,43 %, les violences contre les personnes ont augmenté de 7,15 % et, avec 425 532 faits recensés sur cette période, portent cet indicateur à son plus haut niveau des douze derniers mois.
Comme à chaque fois, ce sont les "violences non crapuleuses", autrement dit les violences gratuites (198 261 faits, soit 46,59 % de l'ensemble), qui participent le plus à cette hausse, avec la plus forte augmentation de la catégorie : + 10,21 %. Dans 12,51 % des cas (24 800), les "violences gratuites" sont dirigées contre des personnes "dépositaires de l'autorité" telles que policiers ou gendarmes.
Les violences crapuleuses (128 868) ont augmenté de 7,06 %, les menaces et chantages (75 677) de 4,80 %, tandis qu'en revanche le nombre de violences à caractère sexuel (22 726, soit 5,34 % de l'ensemble des violences) continue à diminuer : -7,95 %.
Passant de 2 636 394 à 2 590 073, le nombre d'atteintes aux biens a baissé de 1,76 % entre août 2005 et juillet 2006, par rapport à la même période de 2004-2005. "La baisse commencée il y a près de quatre ans, et qui avait été particulièrement forte jusqu'au début 2005, s'effectue en 2006 à un rythme compris entre -1 et -2 %", commente l'OND.
Toutes les catégories de vols crapuleux sont en baisse, à l'exception de ceux commis avec violence, qui ont crû de 7,12 %, selon les chiffres de l'OND, tandis que les "destructions et dégradations" ont, elles, augmenté de 4,58 %.
Dans le domaine des escroqueries, infractions économiques et financières, on note une augmentation (1,18 %), "conséquence de deux évolutions distinctes", selon l'Observatoire. Ce dernier relève une "forte diminution (12,54 %) des usages frauduleux de chèques", tandis que les autres formes d'escroqueries et infractions économico-financières sont en hausse : faits d'escroqueries et abus de confiance ainsi que les infractions économiques et financières proprement dites augmentent respectivement de 7,95 % et de 19,29 %.