Ile-de-France : du bio dans les assiettes pour 20 lycées-pilote
Publié le 24 novembre 2008 à 10:09
Pour Jean Paul Huchon et Elisabeth Gourevitch, Vice-présidente chargée des lycées, la priorité en début de mandature a été de permettre aux familles à faibles revenus d’envoyer leurs enfants à la cantine grâce à une aide financière régionale qui peut atteindre 200 euros par an par élève.
Ensuite, la Région a décidé de se pencher sur le contenu des assiettes. Dès 2005, elle lançait un dispositif pilote dans 6 lycées afin d’expérimenter l’introduction des produits biologiques à la cantine. Ces lycées étaient accompagnés dans cette démarche par des professionnels-partenaires de l’opération (comme le GAB, groupement d’agriculteurs biologiques, le FNAB, fédération nationale des agriculteurs biologiques) sur l’approvisionnement en produits, les surcoûts induits, la sensibilisation des élèves et la formation des personnels.
A partir de 2007, cette expérimentation s’est faite parallèlement à l’accueil des personnels TOS (techniciens et ouvriers spécialisés) au sein de l’administration régionale (suite à la loi de décentralisation de 2007).
Cette année, forte de résultats encourageants, la Région souhaite ouvrir l’expérimentation à 20 lycées franciliens.
200 000 euros seront consacrés à cette expérimentation, essentiellement pour la prise en charge des surcoûts des produits.
Ce surcoût tient à différents facteurs :
- un mode de production répondant à un cahier des charges strict issu d’une réglementation française et européenne et engendrant des rendements plus faibles qu’en agriculture classique ;
- une certification des opérateurs à chaque étape d’élaboration des produits (du producteur au distributeur) ;
- une production régionale et nationale encore faible engendrant des coûts logistiques supérieurs.
Pour Jean Paul Huchon, il s’agit de « donner une impulsion au développement de la filière biologique par la création de nouveaux débouchés tout en « régalant » les jeunes lycéens pour qui ce sera parfois une première découverte ».
S’agissant de la tarification, la Région a adopté une hausse contenue des tarifs, limitée à 2 ,7% afin de compenser une augmentation des prix bien supérieure des denrées alimentaires.