Ile de La Réunion : Veolia Eau, mandataire d’un groupement d’entreprises, remporte le contrat de concession de la station d’épuration du Grand Prado
Publié le 31 mai 2010 à 09:42
La Communauté Intercommunale Nord Réunion (CINOR), autorité responsable de l’assainissement des eaux usées des communes de Saint-Denis, de Sainte- Marie et de Sainte-Suzanne (environ 190 000 habitants), vient de confier à Veolia Eau dans le cadre d’un groupement d’entreprises, le contrat de concession - comprenant la conception, le financement, la construction et l’exploitation, pour une période de 20 ans - de la nouvelle station d’épuration des eaux usées au lieu dit « le Grand Prado », sur la
commune de Sainte-Marie.
La Communauté Intercommunale Nord Réunion (CINOR), autorité responsable de l’assainissement des eaux usées des communes de Saint-Denis, de Sainte- Marie et de Sainte-Suzanne (environ 190 000 habitants), vient de confier à Veolia Eau dans le cadre d’un groupement d’entreprises, le contrat de concession - comprenant la conception, le financement, la construction et l’exploitation, pour une période de 20 ans - de la nouvelle station d’épuration des eaux usées au lieu dit « le Grand Prado », sur la
commune de Sainte-Marie. Il s’agit d’un projet déterminant pour la reconquête du milieu naturel, grâce à une épuration
poussée des eaux usées et à un dimensionnement conçu pour anticiper les besoins d’une
population en croissance constante. La nouvelle station d’épuration aura une capacité initiale
de 160 000 équivalents habitants, permettant ultérieurement une extension à 235 000
équivalents habitants.
Ce contrat, remporté à l’issue d’un appel d’offres international, représente un chiffre
d’affaires total cumulé estimé à 270 millions d’euros 1 pour Veolia Eau.
Le groupement d’entreprises est constitué autour de Veolia Eau, mandataire, d’OTV, de
SOGEA et de SBTPC du groupe Vinci et d’Egis Eau. Au sein du groupement, l’ingénierie
sera réalisée par la filiale de Veolia Eau OTV, mandataire du groupement de conceptionconstruction
et en charge des équipements à l’exception du traitement tertiaire confié à
SOGEA. Le Génie-civil sera confié à Vinci au travers de ses sociétés SOGEA et SBTPC.
Egis Eau assurera le suivi des travaux et la maitrise d’oeuvre du projet de construction pour
le compte de Veolia Eau, afin de s’assurer de la bonne exécution du chantier et du respect
des délais.
Pour satisfaire aux dispositions de la Directive Européenne « Eaux résiduaires urbaines », le
projet répondra à la norme de qualité des eaux urbaines en zone sensible, ainsi qu’à celle de
la qualité bactériologique des eaux de baignade. Il repose sur un concept zéro
nuisances (bruit et odeurs), le respect d’une charte « chantier vert » pour le volet
construction et un partenariat avec l’Office Réunionnais de l’Air qui organisera pendant
l’exploitation un jury de « nez » bénévoles avec les riverains du site.
Un certain nombre de dispositions feront du projet une référence en matière de
développement durable sur l’île dans le cadre du projet « Réunion-île verte » issu des
accords de Grenelle : valorisation des toitures pour production d’énergie photovoltaïque,
production d’électricité à partir du biogaz de digestion par cogénération, unité de
microfiltration pour réutiliser une partie de l’eau traitée pour les besoins internes de la
station, traitement des eaux de ruissellement par phytoremédiation.
L’intégration de la station au sein du site a été soignée grâce à la mise en place d’un rideau
végétal et à un enfouissement partiel des ouvrages.
Le projet de construction inclut l’usine d’épuration des eaux et de traitement des boues, mais
n’inclut pas le réseau de transfert des eaux usées vers la station, réalisé sous la maîtrise
d’ouvrage CINOR. Le démarrage des travaux est prévu au 2ème semestre 2010 et la mise en
service pour le printemps 2013.
La filière de traitement des eaux usées comprend des prétraitements, une décantation
primaire lamellaire, des boues activées faible charge, une clarification et un traitement
tertiaire par micro tamis et lampes ultra violet. La filière « air » prévoit une désodorisation par
tours de lavage et des réseaux de surveillance par 4 « nez électroniques ».
Les boues seront traitées par épaississement, digestion et séchage thermique indirect.
La dévolution des boues produites par la station a été anticipée afin d’assurer la pérennité de
la valorisation agricole des boues, une fois homologuées, sur la totalité de la période
d’exploitation. Ainsi, le groupement d’entreprises a signé un partenariat exclusif avec le
monde de la canne, du sucre et des organismes agro-scientifiques de l’île, et assurera le
suivi de l’impact de l’utilisation des boues sur l’environnement et sur la qualité de la
production sucrière.