Immobilier: premières tensions sur le marché à Paris et en Ile-de-France

Par Bernard M.
Publié le 23 novembre 2006 à 11:47

Le marché de l'immobilier à Paris et en Ile-de-France connaît des "premières tensions" et se rééquilibre entre la capitale et sa couronne, selon l'Observatoire francilien de l'immobilier du premier semestre 2006, présenté jeudi par la FNAIM.

Pour autant, "il ne faut pas confondre « ralentissement de la hausse des prix » avec « diminution des prix »", car "la hausse des prix est et demeure générale", avertit la FNAIM Paris-IDF.



Pour les dix ans à venir, l'insuffisance des stocks et la faible mobilisation du foncier constructible demeurent des éléments structurants des marchés immobiliers en Ile-de-France, commente la fédération de l'immobilier.



Aujourd'hui, note la FNAIM, "les prix reflètent de moins en moins une surface en m2 et de plus en plus un espace à vivre et un environnement extérieur".



A Paris, l'augmentation des prix se situe entre 0% (Vè, XVIè et XVIIIè arrondissements) et 5% dans la majorité des arrondissements, avec une hausse de 10% dans une partie du IXè et de seulement 2% dans les VIè et XIè.



La FNAIM y voit quatre explications: des ventes plus difficiles, des prix reflétant un investissement financier important, une part croissante significative des investisseurs étrangers et un marché quasi-exclusif de revendeurs.



Mais l'attractivité de la capitale en fait toujours une valeur refuge caractérisée par une bonne sécurité en termes de placement.



Cela se traduit par une durée des mandats qui diminue de 54 à 48 jours.



Dans la première et deuxième couronne de Paris, les prix augmentent plus que dans la capitale et les ventes se font plus difficilement.



Globalement en Ile-de-France, les prix ont augmenté de 11% dans les Yvelines, 9% en Seine Saint-Denis, 7% dans le Val d'Oise, 5% dans le Val de Marne, 4% dans l'Essonne, 3% dans les Hauts-de-Seine et ont baissé de 4% dans l'Oise qui se trouve en région Picardie.