Initiative en demi-teinte pour la culture à Tours
Publié le 17 mai 2006 à 15:05
C’est la belle saison qui revient. Et avec elle, son cortège de manifestations peu ou prou culturelles. Tours, préfecture de L’Indre & Loire, n’échappe pas à la règle
La Foire, qui a eu lieu la semaine dernière, a axé cette année sa thématique sur les Indes. Si ce n’était la fâcheuse tendance de ce genre d’annonce pompeuse à rappeler la peu glorieuse époque du colonialisme, l’idée a du bon. Faire découvrir au chaland les produits exotiques et parfumés d’un peuple lointain. Éléphants, fakirs, autant de signes d’une culture autre… ou presque. La pléthore de stands tous plus européens les uns que les autres; l’amalgame d’une Chine ou d’un Japon trop vite assimilés à un Orient qu’on imagine mono culturel; tout cela fleure malheureusement une vision monolithique et paneuropéenne du monde. De l’Inde il n’est pas resté pas grand-chose et de la culture encore moins, la prégnance des commerçants et entreprises franco-françaises nous l’a rappelé.
Foin des critiques que l’on peut toujours faire, reconnaissons que l’idée est bonne mais que la nécessité économique fait bien souvent force de loi.
Il est resté heureusement quelques initiatives culturelles sympathiques. Ainsi, citons le club d’échecs de Tours, L’Échiquier Tourangeaux (jeu à l’origine orientale, rappelons le) qui s’est vue soutenue par LIGERIS (organisme en charge de la gestion du parc des expositions) pour faire venir un Maître International : Dragos DUMITRACH. Ce dernier a fait l’honneur du centenaire du club en venant présenter son art au public. On regrettera le manque de publicité autour d’une telle opération qui n’arrive pas tous les jours. On regrettera sans doute encore plus que la mairie n’ait pas voulu soutenir plus fortement cette initiative. Une association centenaire, toujours active et fortement impliquée dans la vie culturelle d’une ville, le cas reste suffisamment rare pour être mis en avant.
Les élus locaux se montreraient-ils pour une fois trop peu dispendieux ?