Joffrin joue l’apaisement à Libé

Par Bernard M.
Publié le 22 novembre 2006 à 08:03

Le nouveau Pdg de Libération, Laurent Joffrin, qui doit négocier avec les syndicats du quotidien un plan social dont l'ampleur n'est pas définie, a estimé qu'environ 200 salariés étaient nécessaires à la réalisation du journal

« Rien n'est fait, on va négocier »



Interrogé sur le nombre de salariés nécessaires à la fabrication d'un "bon journal", M. Joffrin a répondu : "autour de 200 ça doit aller, un peu moins, un peu plus".

"Il me faut quelques jours pour étudier sérieusement le plan de réorganisation. Rien n'est fait, on va négocier", a-t-il ajouté.



Le nouveau Pdg, nommé lundi par le conseil d'administration de Libération, a rappelé que "deux propositions" étaient "sur la table" concernant les réductions d'effectifs.

"Les salariés eux-mêmes ont proposé un plan avec 66 départs, ce qui est courageux, et les actionnaires pensent qu'il faut en faire 106 pour rééquilibrer les comptes", a-t-il rappelé.



Libération sera toujours un journal de qualité même avec ces réductions d'effectifs car "la pagination sera un peu moindre et on va se réorganiser", a affirmé M. Joffrin tout en soulignant que le journal allait "profiter de la crise pour faire un saut organisationnel et technologique".

"Il y aura de la place pour l'investigation" et Libération "restera un quotidien général", a-t-il assuré.

Le Pdg a estimé que le site internet serait "une priorité".



"Il y a un plan de rénovation du contenu", dans le cadre duquel de "nouveaux contenus" vont être ajoutés.

"Il faut créer une « zone premium » qui consistera à donner des services en plus" et qui sera payante, a-t-il expliqué.

Le modèle économique aurait-il été trouvé ? Oui pour l’édition électronique mais pas forcément pour l’édition papier.