L'avenir des soldes en jeu
Publié le 28 février 2006 à 09:20
Une réunion entre consommateurs, professionnels et pouvoirs publics se tient mardi à Bercy sur l'opportunité de multiplier les périodes de soldes
Cette rencontre pourrait aussi donner lieu à un débat sur l'assouplissement des contraintes entourant les promotions.
Car d'un côté, il y a ceux qui les voudraient sans limite et de l'autre ceux qui sont partisans de s'en tenir à deux périodes par an.
Le débat, lancé en janvier dernier par le ministre de l'Economie Thierry Breton lui-même, donne donc lieu aujourd'hui à une réunion du Conseil national de la consommation mardi après-midi avec le ministre du Commerce Renaud Dutreil afin d'y voir plus clair.
Les commerçants vont tenter mardi d'emmener le ministre de l'Economie sur un terrain plus vaste. "Nous serions plutôt pour une plus grande liberté sur les promotions et les liquidations de fin de stocks, sans les contraintes administratives actuelles", a expliqué cette semaine Lucien Odier, président du Conseil national des succursalistes en habillement, représentant les chaînes comme Zara ou Celio. Une idée partagée par l'Union du grand commerce de centre ville.
Et parmi les contraintes dénoncées, l'application des prix barrés : "Nous ne pouvons pratiquer les prix barrés que sur les articles qui sont présents en rayon depuis 30 jours. C'est une contrainte parce qu'il y a des moments de méventes où la marchandise est sortie depuis peu des entrepôts", a expliqué Georges Benoît, directeur général de C&A France.
De plus, "les promotions ne doivent pas être majoritaires dans notre offre. Est-ce qu'on ne pourrait pas avoir des promotions un peu plus larges?", demande-t-il.
Du côté des consommateurs, l'association CLCV se dit carrément favorable à la suppression des soldes, comme c'est déjà le cas en Allemagne : "Nous voulons qu'il y ait des soldes toute l'année. Que les commerçants soient libres d'organiser leurs soldes quand ils le veulent", dit Reine-Claude Mader, sa présidente.