L’exposition régulière à la pollution est dangereuse

Par Bernard M.
Publié le 25 mars 2009 à 09:13

Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) publié lundi dernier, l'exposition fréquente aux particules fines est plus nocive pour la santé que les pics de pollution. Et aucune exposition selon l’Agence n'est anodine.

Selon un rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) publié lundi dernier, l'exposition fréquente aux particules fines est plus nocive pour la santé que les pics de pollution. Et aucune exposition selon l’Agence n'est anodine. Explications.

Les expositions fréquentes à des niveaux modérés de pollution seraient responsables de l'essentiel des impacts sanitaires



Dans son étude, commandée en 2007 par les ministères de l'Ecologie et de la Santé, l'Afsset précise bien qu’il n'a pas été observé "de seuil de concentration en particules en-deçà duquel aucun effet sanitaire ne serait constaté". Au contraire, ce sont, toujours selon l'Agence, "les expositions fréquentes à des niveaux modérés de pollution, qui seraient responsables de l'essentiel des impacts sanitaires, bien davantage que ne le seraient les pics de pollution".



Du coup, dans son avis, l'agence recommande fort logiquement de donner la priorité à la réduction des pollutions à la source. Et pour cela elle cible essentiellement la combustion

- du bois,

- du charbon

- et du fioul



Mais pointe également du doigt certaines activités par nature polluantes comme le sont les http://h41306.www4.hp.com/rayon?SID=d99ec3ae40d2c3aed79ab406c550aa6517c:1344&secid=47714industries, les transports ou encore l'agriculture...



Mesures à l’appui, on constate donc que dans les grandes concentrations urbaines, comme c’est notamment le cas en Ile-de-France, les émissions des véhicules – particulièrement les diesel - contribueraient ainsi pour près d'un tiers à l'émission des particules fines, des particules d'un diamètre inférieur à 10 µ voire de moins de 2,5 µg, qui viennent facilement se loger, en profondeur, dans les voies respiratoires.



L'Afsset souligne enfin l’impérieuse nécessité de sensibiliser le grand public et tout particulièrement les populations sensibles comme :



- les femmes enceintes,

- les enfants,

- les personnes âgées

- et d’une manière générale celles souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires.