La Commission de Bruxelles donne les exemples à suivre
Publié le 12 janvier 2006 à 08:35
La Commission européenne a donné mercredi en exemple les réformes courageuses entreprises dans les années 90 par les petits états membres de l'UE, anciens ou nouveaux, pour pousser à l'action les grands pays de la zone euro qui se débattent avec la crise de leurs finances publiques
Pour Bruxelles, les programmes économiques à moyen terme des trois pays nordiques, Finlande, Suède et Danemark et, dans une moindre mesure de deux nouveaux membres de l'UE, la République Tchèque et la Slovaquie, plaident pour les réformes de structure.
"Nous sommes très contents de la Finlande, de la Suède et du Danemark", a expliqué le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire Joaquin Almunia. Pour lui, leur croissance bien supérieure à la moyenne des 25 et leurs excédents budgétaires sont les fruit de leurs réformes. "
Les Nordiques ont trouvé une bonne combinaison de réformes structurelles, en maintenant un haut niveau de protection sociale mais en permettant au marché de fonctionner librement, avec une vraie concurrence", a-t-il expliqué, estimant qu'ils étaient de bons exemples à suivre.
En matière de croissance, d'emploi, de soldes budgétaires, de dette publique, ces petits pays vertueux affichent en effet des performances qui surpassent celles de l'Allemagne, la France ou l'Italie.
Leurs budgets désormais sont structurellement en excédent, alors que les trois grands ne parviennent pas à ramener leurs déficits sous le seuil des 3% du PIB fixé par le Pacte de stabilité et de croissance. Leur dette publique brute est voisine de 40% du PIB et diminue régulièrement, très en dessous du plafond de 60% inscrit dans le Pacte.
Partis de beaucoup plus loin, la République tchèque et la Slovaquie affichent des progrès spectaculaires. S'ils continuent sur cette voie, ces pays atteindront leurs objectifs d'être prêts pour rejoindre l'euro, en 2009 pour la Slovaquie et un an plus tard pour la République tchèque, a estimé M. Almunia.
Dans cette première vague de six pays, seule la Hongrie s'est vue imposée de revoir sa copie et de présenter une nouveau programme d'ici le 1er septembre 2006.