La Moselle peste contre les tarifs du futur TGV Est
Publié le 04 mars 2007 à 14:04
Le conseil général de la Moselle juge inacceptables les tarifs du futur TGV Est tels qu'ils ont été annoncés par la SNCF et menace de ne pas participer au financement de la seconde phase qui doit amener la ligne à grande vitesse jusqu'à Strasbourg
Les hausses de tarifs par rapport aux trains classiques actuellement en service "varient entre 20% et 60% selon l'origine de la gare mosellane et la plage horaire empruntées", souligne la collectivité à majorité UMP dans un communiqué.
"Le TGV-Est est en outre la seule ligne en France à avoir été financée par les collectivités locales à hauteur de 23% et, à ce titre, l'assemblée départementale de la Moselle demande instamment à la SNCF de revoir sa politique tarifaire", ajoute le conseil général.
Le Conseil économique et social de Lorraine, saisi par le président socialiste du Conseil régional Jean-Pierre Masseret, a publié une étude dans laquelle il relève que le TGV Est, qui entrera en service le 10 juin, sera le plus cher de France.
La SNCF se défend en mettant en avant les performances de ce train qui sera le premier en France à rouler à 320 km/h en vitesse commerciale. Elle précise que 80% des passagers pourront bénéficier de réductions et que 70 à 80% des trains circuleront en période "normale", soit aux tarifs les moins élevés.
Les 300 km de la ligne à grande vitesse entre Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne) et Baudrecourt (Moselle) seront inaugurés le 15 mars par Jacques Chirac.
Aucune date n'est fixée pour l'achèvement de la ligne, soit 106 km supplémentaires qui mettront Strasbourg à 1h50 de Paris, contre quatre heures actuellement et 2H20 avec la première phase de la ligne.
Le ministre des Transports Dominique Perben a signé le 24 janvier dernier un protocole de financement de 94 millions d'euros destiné à la réalisation des études préalables au démarrage des travaux.