La VOD, ou vidéo à la demande, en plein essor

Par Bernard M.
Publié le 22 décembre 2005 à 09:08

Le Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé mardi dernier la conclusion d’un accord sur la vidéo à la demande, en marge de la discussion à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur les Droits d’Auteurs et les Droits Voisins dans la Société de l’Information

Rappelons que cette solution légale de téléchargement permet de regarder un film sans se déplacer jusqu’à son loueur de DVD, et sans risquer une amende pour téléchargement illégal.



Parmi les signataires de l’accord obtenu à l’arraché après un an de discussion, on trouve Canal +, qui possède sa plate-forme de VOD canalplay.com accessible depuis le 12 octobre dernier, France Télévisions, France Télécom, l’Associations des Fournisseurs d’Accès à internet, et d’autres associations de lutte contre le piratage, d’auteurs, de réalisateurs,…



Grand absent de l'accord, TF1 et TPS.



L’accord conclu mardi vient clarifier la règle du jeu entre les acteurs de ce marché pour une durée de 12 mois. Et tranche sur la principale pomme de discorde des signataires : les délais obligatoires à respecter avant de diffuser une œuvre selon les supports.



Il réglemente principalement à 33 semaines le délai de mise à disposition après la sortie en salle d’un film pour le trouver légalement sur Internet. La VOD se place donc juste derrière la location DVD traditionnelle (6 mois), mais devant le « pay-per-view » (9 mois) et les chaines payantes (12 mois).



Le reste de l’accord entérine surtout les usages des plateformes déjà lancées. Les films achetés en ligne pourront être conservés 30 jours sur le disque dur, mais devront être visualisés dans les 24 heures suivant le lancement du visionnage. Après quoi le film téléchargé disparaîtra automatiquement du disque dur de l’acheteur.



Pour les services offrant un paiement à la séance, un prix « indicatif » a été fixé à 4 € pour les nouveautés et 3 € pour les autres films. Les plateformes de téléchargement pourront également proposer des formules d’abonnement. Mais celles-ci ne devront toutefois pas proposer plus de 15 films par mois.



Avec la progression rapide du très haut débit, la vidéo à la demande devrait très certainement modifier à terme les mœurs des téléspectateurs.