La dernière étude menée par l’expert en sécurité informatique révèle que les internautes multiplient les essais de logiciels antivirus
Publié le 16 décembre 2010 à 10:23
Plus de 60 % des internautes répondent avoir testé plusieurs antivirus en un an et1 sur 4 reconnaît avoir déjà désactivé la protection antivirus de son PC
A l’issue d’une enquête réalisée en novembre auprès d’internautes du monde entier, l’éditeur de solutions de sécurité informatique Avira révèle que plus de 60 % des internautes reconnaissent tester plusieurs produits antivirus par an. 25 % des sondés admettent même avoir déjà désactivé leur protection antivirus parce qu’il ralentissait les performances de leur ordinateur.
Pour conférer une dimension internationale à son étude, Avira a adressé un questionnaire à ses quelques 100 millions de clients répartis dans le monde. 9 091 internautes y ont répondu, avec une marge d’erreur comprise entre 0,28 et 1 %.
Voici les principales conclusions de cette étude :
• 62,84 % des sondés ont testé plusieurs produits de sécurité en un an sur
le même ordinateur.
• 25,15 % ont déjà désactivé leur logiciel antivirus estimant qu’il
ralentissait leur ordinateur.
• 12,01 % ont déjà envisagé de ne pas utiliser Internet pour cause de
risque pour leur sécurité.
« Rien d’étonnant à ce que les consommateurs testent plusieurs logiciels de
sécurité informatique chaque année, à la recherche du produit qui leur garantira
la meilleure protection sans trop consommer les ressources de leur ordinateur »,
explique Sorin Mustaca, expert en sécurité des données chez Avira.
Il ajoute que « la révélation la plus inquiétante est que 25 % des sondés
reconnaissent avoir désactivé leur protection antivirus car elle ralentissait les
performances de leur ordinateur. C’est une très mauvaise idée puisque ce dernier
devient alors vulnérable aux virus les plus basiques, avec le risque que des
cybercriminels l’ajoutent à un botnet de diffusion de logiciels malveillants ou
d’attaques de phishing. Les éditeurs doivent veiller à ne pas surcharger leurs
logiciels de protection avec des fonctions superflues, consommatrices de
ressources et risquant de ralentir les performances. Finalement, mieux vaut une
protection minimale que l’on distingue à peine à une solution apparemment
robuste, multipliant les alertes, mais que les utilisateurs risquent de désactiver
pour retrouver un minimum de confort d’utilisation de leur ordinateur. »