La pollution de l’air en ville rend malade… et coûte cher!

Par Bernard M.
Publié le 10 mars 2011 à 14:18

Présentées le 2 mars dernier, les conclusions du programme scientifique européen Aphecom sont sans appel : la pollution de l’air dans les grandes villes a un impact direct sur l’espérance de vie. Pour la première fois, ce programme caractérise une morbidité induite importante. Le projet s’attache également à démontrer les conséquences économiques de cette pollution. L’étude du programme établit clairement le lien entre la pollution de l’air et le développement de l’asthme chez les enfants. Elle confirme également le rôle de cette pollution en ce qui concerne les maladies cardiaques et pulmonaires chez les adultes. L’étude démontre clairement l’accroissement de ce type de maladies chez les sujets habitants à proximité d’une grande voie urbaine (10 000 véhicules/jour). Selon le communiqué de l’Aphekom, le respect strict de la valeur guide préconisée par l’OMS en ce qui concerne les niveaux moyens annuels de particules fines, permettrait un bénéfice d’environ 31,5 milliards d’euros (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme…). Pour José Cambou, responsable du dossier « Santé et environnement » pour France Nature Environnement : « Il est indispensable de tenir compte de cet enjeu économique aussi bien en ce qui concerne la révision prochaine de plans de déplacement urbain, l’élaboration des schémas régionaux climat-air-énergie que dans le cadre des futurs projets ’infrastructures linéaires. »