La voiture a toujours la faveur des Français
Publié le 16 juin 2006 à 11:06
Les récentes hausses du prix du carburant ne semblent avoir que modérément incité les Français à moins utiliser leur voiture
Selon un sondage TNS-Sofres réalisé dans cinq pays (France, Italie, Allemagne, Suède, République tchèque), il apparaît que c'est en Allemagne que les comportements ont le plus changé. Outre-Rhin, 8 % des personnes interrogées assurent avoir réduit leurs déplacements quotidiens en automobile contre 4 % en France et en Italie et seulement 2 % ailleurs.
Selon cette étude publiée le 14 juin et réalisée à la demande du GIE Transport public - qui rassemble les gestionnaires des transports en commun - à l'occasion du deuxième Salon européen de la mobilité (du 13 au 15 juin à Paris-Expo, porte de Versailles), le moindre usage de l'automobile est surtout marqué en ville. Il concernerait près de 60 % des Allemands et 49 % des Français. Le recours au vélo comme solution alternative intéresse peu les Français (20 %) mais beaucoup plus les Allemands (68 %), alors que le fait de se déplacer en deux-roues motorisé ne tente que 9 % des urbains en France contre 21 % en Italie et 18 % en Allemagne.
S'agissant des transports en commun, environ 40 % des Allemands, Italiens et Tchèques estiment les utiliser davantage à cause du renchérissement du prix de l'essence. Cette proportion ne dépasse pas 27 % en France.
Selon ce sondage, la voiture constitue le moyen de transport quasi quotidien de presque la moitié des urbains en France, Italie, Allemagne et Suède. La proportion tombe à 20 % pour la République tchèque où les transports publics assurent presque la moitié des déplacements en ville.
En France, 18 % de la population des villes de plus de 20 000 habitants utilise tous les jours ou presque les transports publics urbains et 52 % y recourent régulièrement ou occasionnellement.
Ce sondage a été réalisé du 6 avril au 12 mai auprès d'un échantillon global de 3 586 personnes âgées de 18 ans et plus.